lundi 30 avril 2007

Bonjour à vous, bande de vielles charognes.

J’espere que vos tours de salle, vos tubes a essais, vos patients hypertendus, vos drinks sauvages du vendredi se portent bien.
Je profite du fait d’être a la capitale et d avoir accès a internet pour vous envoyer rapidement un petit message qui est plutôt une compil de messages. Je suis désolé mais je n ai pas le temps de vous envoyer de messages personalisés. Je veux juste dire que j’ai le fauve qui grogne et qu’il y a aucun moyen de faire la fête en région somali surtout avec le couvre feu actuelle. Je vais donc accumuler les frustrations et me lacher comme un fou une fois en Belgique. Préparez vous au choc ;)

Je vous mets 2 mails : le premier est un peu sérieux mais explique la situation, le deuxième est un récit d’une petite expédition. Voila n’oubliez pas de m’envoyer des nouvelles. Je vous envoie un gros bisou plein d’amour et de tendresse. (un bisou
special a la gang de ITM aux quatres coins du monde; merci pour les mails et bonne continuation a tous dans vos aventures)

Petite info de derniere minute depuis la civilisation de la capitale : certain d entre vous on peut etre entendu parle de l attaque recente des rebelles en Ogaden. Pour nous il y a peu de repercutions directes. Notre probleme est plutot tot la tension dans la ville suite a un assassina. Pas besoin de vous inquiter donc car on est tres ( trop) prudents. Je viens de lire vos mails. Merci bcp.

Mail 1
La région Somali est effectivement très différente du reste de l’Ethiopie (de se que j’en ai vu en tous cas). L’Afrique n’existe pas. Il n’y a que des Afriques… La différence avec mon expérience Congolaise est flagrante.Contrairement a ce quoi je m’attendais, les gens sont aussi très souriants et le désert a un charme mystique.

Je suis actuellement en break pour 4 jours à Addis.J’ai pas réussis à t’envoyer des nouvelles plus tôt car on n’a pas d’accès a internet depuis Kebri Dehar (et donc d’accès à mes contacts). On a uniquement une adresse commune pour tous les expats via satellite (cfr infra).Ma mission se déroule relativement bien mais il faut beaucoup de patience. L’assessment des premières semaines a montré que la situation est vraiment en dessous de tout. On travail sur toute la zone Korey et a part 4-5
agents de santés communautaires qui n’ont presque pas de médicament, l’hôpital
de Kebri est le seul espoir pour une population de probablement plusieurs
centaines de milliers de personnes. Le bloc opératoire est fermé depuis 7 ans (on dervrait arriver a le reutiliser d ici 3 mois) et le reste des soins fournis sont médiocres. Pourtant les entrepôts sont remplis de matériel et de médicaments. Malheureusement très peu est utilisé et la majorité attend gentiment la date de péremption sans que plus personne ne se souvienne que c’est en stock. Le problème majeur est l’organisation et la remotivation. Le problème est aggravé par le manque de coopération et les problèmes linguistiques entre les différentes ethnies. (Les Dr ne parlent qu’amharique). La plus part ne restent que pour un an ou 2 et attendent
donc d’être transférés.
De plus, on vise du long terme et donc pas de substitution mais les remotiver, les aider et donner les moyens. Ca avance assez lentement malgré qu’on travail beaucoup. Heureusement on a déjà réussis a relancer certaines activités. On ne veut pas leur mettre trop de pression car ca nous a pris longtemps pour construire une bonne relation et on risquerai la rupture si on demande trop d’un coup. D’un autre coté on est pressé par le donneur (ECHO). Ca nous met dans une situation délicate.
On a aussi un problème pour distribuer les médicaments. ECHO veut que se soit donné gratuitement, ce qui est à l’opposé de se que veut le gouvernement, le staff de l’hôpital et les pharmacies de la ville. Je crois que c’est une erreur de vouloir distribuer gratuitement la totalité de ces médocs. On devrait les vendre et réinjecter les bénéfices dans des projets.

Bien sur et heureusement, on reçoit parfois des remerciements et des encouragements qui nous motivent et nous rendent de l’énergie. C’est important pour moi qu’ils nous montre qu’on est pas les seuls a croire en ce projet.
Du point de vu medecine, on a du s occuper d un camp cholera ouvert par le desk urgence de mdm qq semaines avant notre arrive. Je fais aussi le tour de salle, et qq consules ; j’espère pour pouvoir m’occuper bientot du training des infirmiers et des community health workers. J’aurai peut être besoin de ton expérience et de tes avis… ;)
L’accès au post de santé est difficile il y a bcp de problèmes de sécu qui nous empêche d’y aller on espère pouvoir y travail plus prochainement car on a maintenant tout se qu’il faut.(radio, elder, voitures,…)Comme tu le sais, c’est une zone de conflits (principalement entre les rebelles de l’ONLF et l’armée mais aussi entre différents clans). Les combats à Mogadishu n’ont pas trop de répercussion. C’est du peut être pas plus mal pour nous dans un sens que l’armée y soit toujours car ils
prévoient dès leurs retour une opération pour nettoyer la zone des
rebelles.
La semaine passé, une des personnes les plus importantes de la ville c’est faite fusillée à 100 metres de chez nous. On peut s’attendre des represailles. Hier, les rebelles ont tué 75 personnes dont des chinois qui voulaient exploiter les réserves de gaz de la région.Dans qq jours, je me rendrai a Jijiga pour des requêtes au « regional health bureau » et demander les protocoles en vigueur. Le premier juin, j’aurais 12 jours de break et je pensais faire le circuit historique amputé de qq parties. En chemin, je pensais visiter la mission MdM d’Axoum et aussi Tesfay si tu penses que ça peut être bien. On (avec Sarah qui me rejoint) voudrait aussi voir Lalibela, les Simien montains et le lac Tana avec ses alentours, Si tu as des conseils pour ce voyage, n’hésites pas !!
Je me rend compte que c’est déjà un long mail et pourtant que j’ai pu expliquer que superficiellement tout ce qui se passe ici. Je me réjouis d’en discuter.


Mail 2 :
Début de semaine, nous avons reçu des infos a propos d’un début d’épidémie de cholera à Shilabo, une ville à 100 km d’ici. On nous rapportait de 40 cas par jour avec bcp de morts. On a donc décidé d’envoyer une partie de l’équipe pour faire un bilan, apporter un peu de matos, faire des trainings et de la prévention. Je suis donc parti 2 jours avec l’infirmière. Je ne me rendais pas compte que c’était si compliqué d’envoyer une équipe sur le terrain. Du point de vue administratif, il faut l’avale du région health bureau, du district, faire des ordres de mission, des certificats pour le matos, per diem et contrats spéciaux, etc . c’est aussi un chauffeur,
un traducteur, un infirmier, un radio operator sur la base, et surtout un elder qui est la comme community advisor et pour gérer les rebelles en cas de rencontres. Il y a plein de code pour la radio notamment pour ne pas pouvoir se faire localiser. Ca m’a vraiment fait du bien de sortir de la ville et de pouvoir réaliser ou je suis. En effet Kebri donne une fausse impression de sécurité. On nous parle de clashs, de morts, d’attaques tous les 3-4 jours et du coup on met de couvres feu de plus en plus stricts (pour le moment c est dès 18h car il y a un meeting de généraux en ville) mais tout ça reste virtuel…pendant ce voyage, on a réalisé ! Après 1 h ½ un « freedom
fighter » a surgit des buissons. En qq secondes on était entouré de plusieurs jeunes rebelles au look seventies. Je dois bien avouer que j’étais assez tendu. Mais ils sont restés très réglos et même polis. Ce sont des groupes avec un agenda politique bien défini et pas des anarchistes qui terrorisent la population. Si on est neutre et qu’on est la pour aider la population, alors on est la bienvenue. C’est justement ce statu de neutralité qui est dure de conserver et auquel on doit être attentif tous les jours dans tout ce qu’on fait . Ca c’est donc résumé a une petite discutions avec l’elder, qq salutation, qq regard perplexes et on repart après qu’ils nous aillent
prié de les excuser pour le dérangement. Mais il faut pas se méprendre, ce sont de vrai combatants et les affrontements sont réguliers. Leur vie doit être si différente de la notre…
On repart donc, et je découvre qu’au delà de l’immensité du désert de Kebri et de ses centaines de chameaux, une fois les montagnes passées, existe une vraie savane africaine. C’est très beau et inattendu. On rencontre bcp d’animaux : pleins de digdigs (entre rat et gazelle ;), des petits écureuils des sables, des autruches, des pintades tropicales, des gazelles, des phacochères, surtout beaucoup d’oiseau et notamment ces petits toucans comme dans le roi lion. Et aussi des cathédrales construites par les fourmis.
Ces donc après 3h de route qu’on arrive à Shilabo, petit village mais capitale de district. Peu d’habitant mais un pt de rencontre pour un nombre inconnu de nomades (commerce et puits).Première chose remarquée est cet attroupement de centaines de chameaux autour d’un immense puits presque vide. (tu verra les photos sont
impressionnantes).
Dès l’arrivée, on est inondé d’infos de rencontres, de visites etcOn s’organise, continue l’assessment et prévois in RDV avec les différents chefs de clan. Il semble que les chiffres aillent été un peu gonflé ; sur les 10 derniers jours, une soixantaine de cas et 6 morts. La situation n’est pas dramatique et on met l’accent sur la prévention (qui n’est pas facile avec si peu d’eau)
La réunion avec les chefs d clan était assez impressionnante ; très protocolaire. Il faut y mettre la forme et trouver l’équilibre entre justifier notre présence et ne pas faire de fausse promesse. Ils nous accueillent tous les bras ouverts mais je crois qu’ils attendre trop de nous…il faut réaliser qu’il y a juste un poste de santé avec un infirmier et qq médocs pour probablement +- 250 000 personne. Si ils arrive a
référer, c’est à Kebri (qui est loin d’être au point) A 19h on va au « resto »(no comment). L’elder pousse pour qu’on ne traine pas en ville. Il avait raison puisqu’au milieu du repas éclate une fusillade pas très loin du resto. On apprendra le lendemain que c’était des rebelles qui ont attaqué l’armée. 1 mort et un blessé. On reste sur nos garde mais on est pas trop stressé (surtout Rachel qui a vecu ça fréquemment au Darfour) car on est normalement pas concerné. Le lendemain, je donne mon premier training. J’essaye de le rendre un peu interactif. Enseigner, ça doit
être pris au sérieux et ça s’improvise pas. Je me demande quel impact a réellement ce type d’action ; est ce qu’on sauve des gens ? Je m’occupais de la formation pour le staff médical pendant que les autres s’occupaient de la population en générale. J’étais heureux de constater que mes interlocuteurs étaient très attentifs. On fini l’assessment et on part pour Laasoole d’où viennent qq cas. C’est un tout pt village. Rebelotte, réunion dans une petite case, rediscour etc mais encore plus urbain (un peu le cliché africain). On prend qq minutes pour que l’infirmier puisse passer des
messages de prévention. On se sent un peu bête d’avoir presque tout donné à Shilabo et arriver quasiment les mains vides ( une boite d’ORS et qq posters). Rapide visite du post de santé qui n’est utilisés que par les chauves souris et on repart pour KD.
A peine 34h mais notre vision a changée. On se sent plus engagé personnellement envers la population. C’est marrant aussi de rentrer à Kebri et de penser revenir dans la civilisation alors qu’en partant on pensait que c’était le pire de no man land.

Mon adresse pour les 6 prochains mois est Mdm305 (arobase) skyfile(point) com
C’est une adresse commune. Il faut donc préciser « pour Bernard » dans « sujet ».
Merci de ne pas envoyer de dossiers attachés sur cette nouvelle adresse sauf si vraiment nécessaire, ni de message sur mon adresse hotmail pendant cette période. Je serais content d’avoir de vos nouvelles cependant il faut éviter les excès car nous payons aussi à la réception.


Bernard

Angola, Angola...

Oui, souvenez vous de ce sympathique petit bonhomme dans ce tout aussi sympathique petit film sur la trypano. Et bien je vais peut-être le rencontrer car Elisabeth a accepté un poste à Luanda pour 3 ans. Confirmation officielle dans 1 mois mais normalement c'est bon! Youpie, je vais pouvoir me rapprocher un peu de vous... et me lancer aussi dans cette belle aventure et pour une belle cause, je l'espère. Je n'ai pas encore de poste mais j'arrête de travailler dans 1 sem. donc ce sera recherche à balle... Si quelqu'un entend parler d'un poste, il peut me faire signe. Et puis dans une semaine je me mets au Portugais. Sinon ça roule dans notre petite Belgique où il fait un temps superbe, il n'a plus plu depuis 1 mois, c'est un record! Ca permet de tester sa résistance au soleil et au(x) petit(s) blanc(s) sur la terrasse.
Je ne vais pas être trop long car j'ai une journée particulièrement chargée mais je me reconnecterai bientôt à ce petit blog qui fait toujours chaud au coeur quand on le lit.
Did

PS: Fabrice, arrête de me parler du super-booster, ça m'excite!

Au pays des Pokots

Salut big Gang mondiale,

Une fois de plus grâce au fidèle (pas Castro) Thomas, je parviens à glisser entre deux étoiles un petit message satellitaire pour vous donner quelques nouvelles de la vallée du Rift..

Me voilà donc enfin plongé en grandeur nature dans le pays des Pokots, peuple incroyable, fier et guerrier, beau et sombre, très à part, loin de tout et du monde des villes, dont la seule richesse est en général un bâton et une petite chaise en bois qui fait aussi coussin. Et les vaches, bien sûr, sujettes à de constants raids entre Turkanas, Pokots, Karamojos et Baringos. Tout un monde.. Pour épouser une femme Pokot, il faut fournir entre 10 et 100 vaches. Heureusement que Clo n'est pas une Pokot, mais je sais par contre pas où je vais trouver 100 girafes, mais ça c'est une autre histoire..

MSF donc. Didouille, j'ai bien pensé à toi (et Sylvaine aussi, aller, même si ça t'intéressait pas trop!) en découvrant l'incroyable installation wat-san, pompage à six mètres sous la rivière, bassin de décantation chimique de 30'000 litres, booster pour remonter tout ça de 8 mètres et sur 2.4 km et clorination dans une vessie de 15'000 avec réserve dans une 5000, rampe de six robinets pour la communauté et environ 20litres/jour/patient pour notre centre Kala-Azar. Tout ça existe donc en vrai!!

Chez nous ils font bouillir l'eau traitée, puis ils la filtrent! Un vrai cauchemar pour un E.coli! Du coup ben nous on va plutôt bien.

En ce moment le centre accueille 70 patients sous 9 tentes et nous procédons donc à 70 injections de Pentostam (sodium stibogluconate) par jour! La miltéfosine n'est pas utilisée, la seconde ligne est assurée par la Fungizone (amphoB) (mais pas l'AmBisome.. ) et nous attendons la reconnaissance du Glucantime (meglumine antimoniate) ou du SSG (générique du Pentostam) par le gouvernement kenyan, via lobbying intensif auprès du MoH. La rupture de stock nous guette sans cesse et c'est pas simple à gérer. L'OMS n'a pas donné son label de qualité à l'usine indienne qui produit le SSG, donc ça coince un peu. MSF étant le principal acheteur de SSG, tout est mis en oeuvre pour updater l'usine indienne, à suivre!

Notre structure est pseudo-intégrée à un centre de santé qui applique une définition de cas simple, procède au test rapide et nous adresse alors les patients pour prise en charge. Contrairement au Soudan, Ouganda ou Congo (autour de nous), nous avons un partenaire MoH clairement identifié et présent sur le terrain et le jonglage aide active/non-substitution entraîne toutes sortes de difficultés. Il faut essayer de garder un oeil santé-publique tout en palpant plein de rates et c'est un exercice post-anversois fort intéressant. Heureux en tous les cas d'avoir passé par l'IMT, impression de capter un peu plus, du coup.

Et puis il faut apprendre aussi à gérer une petite équipe dont je suis sensé être le chef (ici on ne dit pas délégué, je sais pas pourquoi!!), mais ça se passe plutôt bien puisqu'on a tous sensiblement le même âge.

Je vis avec deux expats, un éthiopien et un burundais, ce qui fait de moi le seul mzungu loin à la ronde.. Il n'y pas grand chose à faire à Kacheliba à part regarder ce ciel immense qui tombe jusque par terre.. Alors on regarde le ciel, on laisse du temps au temps et on apprend cette vie-là jusque tout au fond de soi-même, drôle de miroir de ses propres craintes, de ses doutes, et tout semble résonner un peu plus fort.. Le coin est magnifique, au pied d'un immense rocher (dont je ne parviens pas à atteindre le sommet et ça m'énerve!) en forme de tortue. Savane arborée, qui verdoie sous les pluies plutôt rares, de l'ordre de 30 à 35 degrés en moyenne, pas froid la nuit, mais vivable. Au loin la montagne des Elgon, le mont Khadam et toutes sortes de cônes surgis d'on ne sait où..

Les projets sont nombreux, de la décentralisation des tests rapides à la réponse à une épidémie de choléra dont on ne sait encore que peu de choses si ce n'est que 9 à 18 personnes sont décédées dans de lointains villages où notre sécurité n'est pas encore assurée. Nous aurons de quoi faire, c'est sûr. Le journal de ce jour nous apprend qu'un Kenyan sur deux vit avec moins d'1 dollar/jour et ici l'argent n'existe presque pas. On essaie de se sentir utile en traitant les gens gratuitement mais je sais qu'on ne ferait pas plaisir à JP..

Voilà, je fais peu à peu ma toute petite place dans ce projet, humblement je crois, j'espère. Je ne vais sans doute pas sauver des dizaines de vies mais cet apprentissage est un vrai cadeau et pas un instant je ne regrette d'avoir fait le choix de venir là, maintenant. Il est vrai que la vie loin de Clo c'est pas toujours très drôle, mais on parvient à bien communiquer, from Paoua to Kacheliba. Cette douce jeune fille vous salue d'ailleurs sûrement et va bien depuis les dernières nouvelles de RCA publiées dans cette même gazette!

Merci pour les niouses de vos mondes à vous, c'est vraiment que du bonheur de vous lire! Prenez soin de vous, restez unis, portez haut les couleurs de l'IMT et keep in touch! Et j'espère que tous nos bébés eux-aussi "se portent" bien..

Des tas de bizes form West Pokot District

Fab

vendredi 27 avril 2007

Erratum : Lykourgos est en Thailande

Coucou !
Je rectifie, désolée : Lykourgos vient d'arriver à Mae Sot, en Thailande, pour une mission avec AMI dans le camp de réfugiés Karens de Mae La.
Sorry for mistake : Lykourgos just arrived in Mae Sot, Thailand, for a position in Mae La Karen Refugees Camp, with AMI.
Babeth : si tu le souhaites, tu vas avoir des nouvelles de Lakkhadu, Rosey, Jocelyne etc...
Bisous,
A tantôt,
K.

jeudi 26 avril 2007





Kuzuzangpo !

Nous arrivons à la ville frontière de Phuentsholing.
We enter Bhutan through Phuentsholing borderline town.

Le Royaume du Dragon offre une sensation saisissante de paix, une nature vierge d’une beauté à couper le souffle.
Connaissez vous un autre exemple au monde où le Monarque se donne tous les moyens pour convaincre son peuple d’accepter la démocratie ?
Nous assistons au somptueux festival Bouddhiste de Chukkha, où les slogans de lutte contre le SIDA sont hissés par des bénévoles.
Partout, jusqu’aux plus isolé des villages de montagnes, les Bhoutanais nous saluent chaleureusement avec de larges sourires.

The Dragon’s Kingdom is disconcertingly peaceful and is offering a virgin and breathtakingly beautiful Nature.
Do you know another example in world or in History where the King is working hard to convince the grassroots to accept democracy?
We are enjoying a traditional Buddhist Festival, Chukkha Tsechu, where slogans and volunteers are tackling AIDS prevention.
Everywhere, to the Himalayan villages as remote as possible, peoples are giving a warm wave and offering wide smiles.


Kadrinche, Merci ! Thank You !
Kadrinche Lama Kunzang !


Amitiés,
Bisous,

Friendly,
Big Hug,

K.



Au dispensaire Saint Roch, les Sœurs de Cluny nous présentent les patients au diagnostic difficile ou qui nécessitent des interventions coûteuses… La petite Nikita a bénéficié l’an dernier d’un remplacement valvulaire cardiaque : aujourd’hui, elle rassure la maman de Pumba Chettri, 2 ans, qui va être opérée d’une fente palatine complète.
Nous partageons un déjeuner avec la Sœur Declan Fahi, qui commente avec passion la dernière coupe du monde de Rugby. Petit bout de femme pétulante, débarquée de son Irlande natale il y a 50 ans avec pour seules armes son énergique motivation et son inaltérable enthousiasme. A passé 75 ans, près avoir bâti une école pour l’éducation des fillettes, un dispensaire à Kalimpong et 8 centres de soins primaires dans les montagnes, un réseau de médecins spécialistes et de donateurs internationaux et tout ce que je ne sais pas encore… aujourd’hui elle s’attaque au SIDA qui jette les patients et leurs familles en dehors de la communauté : un dispensaire les accueille, près duquel nous sourions, enveloppés par l’aura chaleureuse de cette incroyable Grande Dame.
Une petite ballade aux aurores, pour glaner encore quelques sourires sur le marché de Kalimpong, et nous rejoignons le Lama Kunzang, qui nous invite au Bhoutan.

In Saint Roch’s Dispensary, Cluny’s Sisters are introducing to us patients with difficult diagnosis or who need expensive surgery. The young Nikita received a new cardiac valve last year, and today, she is translating for me and reassuring Pumba Chettri’s Mum before her surgery for a complete cleft palate.
We are sharing the lunch with Sister Declan Fahi, who is exciting while talking about the Last Rugby World’s Cup. A tiny amazing woman, who came from her Irish moor 50 years ago, with only her resolute motivation and her unfailing enthusiasm. At more than 75 years old now, after creating a huge school for Indian girl’s education; after building a dispensary in Kalimpong and 8 primary health care centers in remote mountains, after motivating an efficient and sustainable network of international medical specialists and donators… she is now deciding to tackle stigmatisation against AIDS in India.
Our entire Team, surrounded by the fabulously charismatic Sister Declan’s aura is smiling near the new dispensary and Living House, where HIV patients are welcome.
At dawn, we enjoy to stroll around on the Kalimpong’s streets’ market, before joining Lama Kunzang, who is accompanying us to his natal Bhoutan.


Namaste !

Bienvenue à Kalimpong, petit ville nichée au creux des contreforts du Bengale Occidental, à l’Est des champs de thé de Darjeeling, à quelques kilomètres au sud des frontières du Sikkim et du Bhoutan, pour une nouvelle mission avec mes Amis de Assistance Médicale Toit du Monde.
Au Gompa de Zangdhok Palri, juché au sommet de la Durpin Hill, une vingtaine de nouveaux petits moines espiègles nous attendent pour le check-up médical et les parrainages… La douce Aani Pema, l’épouse du Lama Jangchup, et leur fille, Pema Chotso veillent à leur offrir un peu de chaleur maternelle… séquence émotion au départ quand le jeune Pema Dorjee m’offre la kata traditionnelle en soie, dans laquelle il glisse un petit cadre fleuri, emballé de son papier écolier chiffoné.
Au Gompa de Jangsar, le Lama Kunzang nous accueille… il est soucieux : le SIDA commence à décimer la jeunesse de la région. Il affirme sans tabou que les moulins à prières et les Puja ne sauvent pas les vies : il faut informer les moines, jeunes adultes et adolescents des risques et les inciter à utiliser les préservatifs.

Welcome in Kalimpong, lovely town, hidden in the bottom of an Himalayan West Bengal valley, East from Darjeeling’s fields of tea, South from Sikkim and Bhutan, beginning a new mission with AMTM’s Friends of mine.
In Zangdhok Palri’s Gompa, perched on top of Durpin Hill, almost 20 young monks are waiting for sponsors and medical check-up. Sweet Aani Pema, Lama Jangchup’s wife, and Pema Chotso, her daughter are alone cherish all the kids…emotional trouble for me when, the last day, the young Pema Dorjee is offering to me the traditional silky Kata, around a little frame with flower, wrapped in a piece of his shool’s paper.
In Jangsar’s Gompa, Lama Kunzang is worrying… AIDS is assaulting the youth around him. He is ready to tackle this threat without taboo : Prayer Wheels and Puja cannot handle it ! I have to inform clearly the young monks about risky behaviour and condom use.

Les Citoyens de Kindiland à l'appel !

Chers Docteurs sous les Tropiques,
Dear Citizen of Kindiland,
Chers Amis,

Laissez moi vous (re) présenter les collègues et amis du groupe anglophone, à qui je transmets les coordonnées de la Gazette Tropicale en essayant de les motiver !

Lucas, who is working now in Sri Lanka, has created a nice blog, the “Tropical Gazette”, where our “Frenchies’” colleagues and friends are sharing their experiences, photos, and news.
They warmly invite us on this blog to join for keeping in touch each other, while waiting for maybe soon a dedicated website.
Then, you will find below the address.
But let me please first re-introduce each of you to them…


Ilham, née à Khartoum, princesse du shopping à Bruxelles, dont la fine silhouette s’est généreusement épanouie à Anvers. Le papa s’appelle Harold et travaille à Köln.
Ilham : your baby will be here very soon !... let me know when, so that I can visit you !... with some “special” handmade chocolate cake, I promise to you !

Lykourgos, mon p’tit frère grec, alias (entre autres) Gaston La Gaff’, qui a bien joué les Apollons et a cueilli sa charmante Tulipe Hollandais, Bertie, à Anvers, il y a 6 mois… Lyk’ & Bertie partent au Viet Nam avec COPI.
Lyk’ and Bertie : then, last news is that you are leaving for Hanoi … we are waiting for updated details, Lovebirds, please !

Asia qui, en dehors de parler le français, l’anglais, le flamand et le urdu couramment, et de préparer son entrée dans le cursus chirurgical près de Leeds, vous reçoit élégamment dans le meilleur resto du Cosmos, « La Vallée du Kashmir », à Bruxelles… mais soyez en averti(e)s : elle fait tirer le bouchon d’un vin capiteux pour mieux vous tirer les vers du nez…en toute amitié !
Asia… when will you share some secrete pakistanese recipes with me ?

Brad, alias Joly Jumper, le cow boy australien solitaire, qui saute de prise en prise sur toute surface verticale, s’est envolé pour la Nouvelle Zélande, où il est embauché au centre de transfusion national.
Brad : congratulations for your new position ! My backpack, my harness and my white powder are ready for NZ’s mythical Walls ! I’m actually training to… relax for belay !... on your side, please loose some of the almost 20 kg you’ve taken with Belgian fries bathing in your damned peanut butter !

Paul, dont le déhanché ferait pâlir de jalousie John Travolta, dès que résonnent les premiers accords Rock’n Roll, a rejoint un programme AZG d’immunisation méningites au Burkina Faso.
Paul : thanks to you, I eventually manage to pronounce Ouagadougou with the syllables in the right place, thanks !

Katrien B., biologiste, « notre » grande benjamine, la plus « petite » mais vaillante et impatiente, a été la première à partir sur le terrain, dès le lendemain du Post Graduat, en Equateur. De retour en Belgique, elle bosse pour une compagnie sucrière (amélioration des pollens).
Katrien, thanks for next Thursday, but unfortunately, I’m on duty without possibility to change it… next time I hope !... I’m interesting to have a look on your Photos in Galapagos.. maybe on the blog ?

Séverine, l’Incorruptible Idéaliste, va retrouver avec bonheur le sol africain après une première mission de 1 an en Afrique du Sud : elle sera mi-mai au Ghana pour 1 mois. A son retour, elle intègre l’ITM en tant que Gynécologue.
Séverine : give a kiss to Stéphanie in Ghana and enjoy your month there !

Petra, la Femme aux multiples talents (mais comment fait-elle ??) : épouse, maman, infectiologue spécialiste du SIDA à Brussels… qui peut vous cuisiner un Tikka Massala d’une main et vous clamper l’aorte de l’autre !
Petra : let’s meet again in Brussels around a good meal !

Stéphanie, qui dégaine un sens de la répartie plus rapide que son ombre, va acceuillir Séverine au Ghana, où elle travaille depuis plusieurs semaines… à son retour en Belgique, nous enterrons sa vie de jeune fille !
Stéphanie : how is the life and work in this dispensary, in Ghana ? it sounds really nice !

Anneleen, discrète et douce fée clochette des laboratoires, fait des remplacements en pharmacie, pour acquérir l’expérience professionnelle exigée par les ONG.
Anneleen, don’t give up… and keep in touch : maybe a job description can come from somebody in the Group !

Iris, notre Madame Cinéma passionnée, concocte son prochain scénario à Bruxelles. Retenez son Nom : De Ryck… vous le verrez peut-être défiler un jour sur un générique, et ce sera à ne pas confondre avec le chauve et pansu Colombo germanique !
How is life in HollIriswood ?

Eric, psychiatre, attend que ses 2 grands enfants soient « sur les rails » pour mettre à profit sous les tropiques les diplômes de l’ITM, qu’il a le mérite d’avoir obtenus en continuant ses activités.
Eric, congratulations for having got your diploma in such work’s conditions ! Pleasure to meet you again !

Katrien Devos, ma sage et paisible Cousine Ch’ti du Hainaut belge a repris le chemin des consultations…. Avant de rejoindre Stéph et Séverine au Ghana… décidemmenet une bonne filière post ITM !
Coucou, Katrien, when are you coming for a ch’tite pizza in my place, very close to yours ?...

By the way : I’m settling in Lille, then, ALL of YOU are welcome in my very soon Ingalls’ Family’s Little farm House in Valenciennes’ meadow !

Marie, qui a décidé d’adopter le mode de vie et le sens de l’accueil Ch’ti, nous attend tous à bras chaleureusement ouverts, à Gent.
Marie : I have always an appointment in Gent with a bottle of Ch’tite Beer…

Veerle, au minois de poupon, que je devais faire passer pour ma petite sœur pour la faire entrer dans les boîtes de nuit anversoise, brûle d’impatience de découvrir le vaste monde… mais, pour l’instant elle étudie de près Toxoplasma gondii à la Faculté Vétérinaire de Ghent.
Veerle, if you are again « not free » for the next meeting in Brussels, I hope he is sweet, intelligent, with lot of humour … but anyway you have to come for him to be assessed by Asia !

Tine, notre petit génie des mathématiques et de l’épidémiologie, est semble-t-il toujours fâchée avec les montres et les horloges à Anvers… mais c’est quand elle est à l’heure qu’on doit s’inquiéter.
Tine, did you eventually find a position to express your talent with figures ?

Gentleman Francesco, toute en gentillesse, a botté hors de nos esprits la légende du machisme italien. Gageons que les collègues féminines de son laboratoire de Como connaissent leur chance !
Francesco : nice to see your smile on the last photos in Modena !

Naoko, reine du diagnostic microscopique et de l’identification des plasmodiums en temps record, passe quelques semaines à l’Hôpital Albert Schweitzer de Haïti, avant de terminer son cursus de pédiatrie en Suisse.
Naoko, when are you back from Haiti ?

Kostas, a retrouvé Sa Douce et ses 3 petites têtes brunes espiègles à Alexandroupolis, où il exerce comme hépato-gastro-entérologue, déplorant toujours que « Plus on se spécialise dans un domaine, moins on a de connaissances générales ».
Kostas : I’m trying not to be specialized in an narrow tunnel, with my new position… you’ve made me think about !

Sarah, pourtant très motivée, partage avec ses jeunes collègues biologistes les difficultés de recherche d’un premier emploi en ONG, sans expérience préalable.
Sarah, do you have any news for a position ?

Matteo, toujours très studieux et Marisa, son petit tourbillon d’AMour avec un grand M, vont peut-être bientôt quitter Modena pour une mission avec COPI.
Matteo & Marisa : pleasure to have some photos from Modena : then, next step, COPI or not COPI ?

Fola, qui, malgré toutes mes tentatives de diversification nutritionnelle, a survécu à la nourriture belge grâce au coca et au pain au chocolat pendant 6 mois… mais son retour à Ibadan, au Nigeria s’est terminé par un crash en avion… heureusement, plus de peur que de mal !
Fola, you’ve survived belgian food, and then a plane’s accident… you are living dangerously, boy ! Please keep safe !

Seilavath, Doctor Ros’, notre George Clooney à nous et on le garde car il est bien plus galant que le personnage original avec les dames ! a réintégré les programmes de lutte contre le SIDA à Phnom Penh.
Ros, I’ve got a new position in Infectious Diseases Ward, Emergencies and Crisis Sector… but I’m always interesting in HIV programmes, for the moment a new project in Bengale… never 2 without 3, then, maybe meet you once more time on this field !

Irena, petite slave qui cache bien son tempérament volcanique, anesthésie encore quelques patients à Bratislava, mais va bientôt partir avec MSF.
Irena, how was the interview this week : what did MSF propose to you ?

Kindi, notre toujours adorablement souriante Présidente, dont le prénom signifie Beauté dans sa langue congolaise, termine son internat de Gynéco-obstétrique à Modena… où elle va bientôt mettre au monde un petit frère ou une petite sœur pour Sophie, le p’tit lutin de sa sœur Solange.
Kindi… I hope to be the next to visit you in Modena… unless you are coming in your Ch’ti family after Solange’s delivery.

Kathleen, la Photographe officielle de Kindiland, joue aussi les modèles en robe bustier de colombe, au bras de son Officier, à Lima et sur la page d’accueil HI : … Bomba latina ! Les Salma, Jenifer et autres Pénélope peuvent aller se rhabiller !
Kathleen, waouh ! is it your engement’s white dress ?
Thanks a lot for all the photos you are sharing.


Maartje, après un petit séjour amical à Modène, est de retour à Rotterdam, attendant que AZG finalise son engagement pour un programme SIDA… probable retour en Afrique, où elle connaît déjà l’Ouganda.
Maartje…it will not be Zimbabwe, then… where ?

Francesca, termine son cursus de Médecine Interne à Milan, et a des « Butterflies » dans le coeur … mais, il ne s’agit pas d’une étiologie du 1er cercle des tachyarythmies …juste les derniers préparatifs de son mariage.
Francesca… wedding ceremony very soon : Enjoy it !


Johan avait déjà retrouvé le quotidien de son laboratoire, à Anvers, avant même la fin du Postgraduat dont il a suivi le 2ème module.
Johan… thanks for asking to me questions, that showed to me what I have to work on !

Bo, notre petite porcelaine de Chine, va bientôt offrir un ou une camarade de jeu à Amélie au fabuleux destin.
Bo… are you always OK after end of this 1st quarter ?
Please give a big sweet hug to Amelie for me !


Permettez que je commence aussi à enrôler quelques uns de mes contacts personnels …
Let me start to invite also some personal contacts…

Amandine, la coéquipière et amie de Babeth au camp de Mae La, en Thailande…. Actuellement infirmière en réa à Paris.
Amandine, Babeth’s friendly patner in Mae La Camp, Thailand… now nurse in Paris, Rescuscitation Ward.

Damien-Daminou, Monsieur Bravo Illico Terminado, guitariste, poète, et chirurgien « réparateur » à Orléans quand il n’est pas en mission au Viet Nam.
Damien, Mister Bravo Illico Terminado, guitarist, poet and surgeon in Orléans when he is not taking care of mines’ victims and burning kids in Viet Nam.

Coco, à l’accent chantant des Pyrénées, qui a fait ses premières missions en Afrique de l’Ouest…fait un petit tour à Madagascar …et qui repartira en 2008.
Coco, MD in Pau (Pyrénées), with some experience in West Africa dispensaries, a trip in Madagascar and some other projects to build for 2008.

Carole, qui se prépare à parcourir le Bénin, le Burkina et le Togo, après sa dernière mission chez les Rohingas au Myanmar.
Carole, who is preparing next trip this summer in Benin, Burkina and Togo, after the last mission with the Rohingas in Myanmar

Danielle, qui, entre 2 toucher massages à Evreux, marraine la scolarité et les soins des Enfants du Dogon.
Danielle who is going to take care of Kids in Dogon, between 2 massages in Evreux.

Hadda, infirmière à Evreux, qui part avec AMTM en Inde le 7 mai prochain
Hadda, nurse in Normandy, who is joining AMTM team for next mission in Nepal Mai, 7th.

J-Mi, le normand multi-patride, pharmacien, dont le port d’attache est actuellement Barcelone, avec MSF Espagne.
J-Mi from Normandy, responsible of MSF-Spain Pharmacy in Barcelone… or everywhere he can travel.

Martine, qui a suivi les cours à l’ITM l’an dernier et m’a succédée sur le projet HIV au Myanmar.
Martine, who attended ITM last year and was my successor in Myanmars HIV project.

Flor Lucia, qui se pose un peu du côté de Madrid, après une mission d’1 an avec MSF au Malawi, sur un projet SIDA.
Flor Lucia, actually in Madrid, after a year working in Malawi MSF HIV programme.

Christophe, l’un de mes coéquipiers de AMTM au Népal, peut vous renseigner sur l’accès à l’eau potable et, pilote, peut bientôt vous accueillir, Mesdemoiselles, dans le cockpit de son avion.
Christophe, one of my AMTM’s friends, who can answer questions about water sanitation… and welcome young ladies in his plane’s cockpit where he is pilot.

Olivier, mon Lecteur Assidu depuis le service de réa de Bordeaux… et qui revient juste du Viet Nam.
Olivier, my Faithful Reader, who is resuscitating patient in Bordeaux, and just back from Viet Nam.

Et moi, j’ai finalement décliné l’offre de mission ARV au Niger avec SOLTHIS, et accepté une embauche comme infectiologue au CHU de Lille… mais j’arpente toujours les chemins de traverses avec mes Amis de AMTM. Je reviens du Bhoutan et du Bengale : quelques magnifiques rencontres que j’ai plaisir à partager avec vous sur le Blog !
I eventually refused the position in HIV programme in Niger, with SOLTHIS, and accepted a proposal in Lille university hospital, in Infectious Diseases’ new ward… but I’m always enjoying to go on the field with AMTM’s friends of mine…

I’m just back from West Bengal and Bhutan… with some marvellous people I’ve met, and I’m introducing to you with pleasure on the blog.
You can also follow the Adventures of Cecilia in Chad, Suz’ in Umphang, Thailand; Babeth in Yemen; Clotilde in Bangui; Bernard in Ethiopia; Fabrice in Kenya; Lucas in Sri Lanka; Thomas soon in Kaboul…


Les francophones… va falloir vous mettre un p’tit peu à l’anglais, de temps à autres, SVP ! Sinon, Fola, Seilavath et Brad ne pourront pas participer.
For the moment, the messages are in French… but the language is not a real barrier for people who are sharing the same questions and with common movement to seek for a sense for life !

Amitiés,
et à tantôt,
Faites attention à vous sur les routes,

Friendly,
see you soon,
Take care,


Yours faithfully,
K.
Minister of Information and Com’ Unity in Kindiland
.

lundi 23 avril 2007

Anecdote yéménite





Salut la compagnie!!!

Non ce n’est pas un Gag, ni la camera cachee … C’est parti pr un coup de rigolade…
Anecdote : voila que ne devions faire un test de depistage HIV mon chef de mission et moi-même pr avoir la carte de Resident pr le Yemen, voila que les autorites ns demandent donc de montrer patte blanche pr pvoir rester ds le pays (comme si on allait s’amuser ici a courir les yemenites !!!! :-) :-) :-) ca me fait hurler de rire)…

Donc c’est parti a la decouverte des laboratoires de Hodeida (ma base). Et…, quelle decouverte, non di diou, quelle decouverte !!!Quand j’ai vu ca, bein j’ai juste eclate de rire tellement j’y croyais pas !!!!!Bref voila un des labos ou ils font des tests de depistage HIV, voila THE labo de Hodeida ou ils font les tests de depistage pr les transfusions sanguines !!!!Ai, ai, ai, j’ai pris mes jambes a mon coup et j’ai juste refuse d’aller me faire piquer la-bas !!!!
De plus, on ne voit pas sur la photo, mais a cote, il y a un centre de body building avec des hommes (enfin, si je peux appeler ca des hommes, rien a voir avec Rocky Balboa) en habit traditionnel, en train de macher du Qat (drogue et sport nationale, les occupants ts les apres-midi jusqu’ au soir)…
Je crois que je n’ai decidement encore pas fini de tomber des nues, ds ce pays !!!
Voila !!!.... a ce rythme je vais avoir des abdo en beton, a force de rire. Y sont fous ces yemenites !!!
Alors a bientôt pr de nouvelles aventures !!!Ca promet !!!! :-) :-) :-) :-) :-)
Babeth

Dimanche 22 Avril, 9h30, 1er tour des élections présidentielles en France,

… Comment commencer….
10 jours déjà que je suis à Paoua…
En Centrafrique…
Ce n’est plus une première mission, beaucoup de choses me sont familières ici. Difficile de ne pas comparer tout ce que j’entraperçois ici à Kitengé, au Congo. Le contexte , la configuration du projet, de l’activité sont similaires. Je retrouve l’Afrique. Je retrouve une ville coupée du reste du pays par des « évènements ». Je retrouve des bruits, des couleurs, des odeurs. Je retrouve la chaleur. Je retrouve un service de pédiatrie, les enfants déshydratés, les paludismes, les anémies, les malnutris, les mamans inquiètent, les difficultés de travailler avec un traducteur. Je retrouve les difficultés diagnostiques, sans examens complémentaires, mais aussi le plaisir des sourires échangés, avec les mamans, avec les enfants, le plaisir de voir une petite fille se réveiller enfin de son neuro palu. Je retrouve les dossiers MSF, les protocoles MSF, les réunions, les problèmes de communication entre la coordination et l’équipe de terrain, les difficultés de la vie en « communauté », la joie des latrines, et des douches au seau d’eau sous le ciel étoilé. Je retrouve ce ciel africain, « plus grand » qu’ailleurs comme disait un log au Congo…

Voilà, c’est l’Afrique !
Je suis loin de ces élections qui doivent occuper toutes les conversations chez vous, bien que les centrafricains s’y intéressent grandement, en tout cas certains d’entre eux.
Mais je suis encore en phase de découverte : la mission, le projet, les objectifs, l’équipe, quel est mon rôle, où est ma place ? Rien n’est très clair dans ma tête jusqu’ici, ce qui rend cette lettre encore plus difficile à écrire.

Essayons d’organiser un peu tout ça :

Chronologiquement :
Arrivée à Bangui, la capitale jeudi 12 au matin,
Accueillie par l’administrateur de la coordination, Philippe, qui me fait visiter la ville.
Voilà donc Bangui… c’est une capitale ?!? Quelques bâtiments autour de quelques axes, un énorme stade construit par la chine, un ancien Sofitel en ruine sur les bords de l’Oubangui (le fleuve qui marque ici la frontière avec la RDC). Plein d’organismes internationaux dans leurs 4x4 sillonnent la ville, les agences onusiennes, des ONG, les militaires français…
Drôle d’ambiance, premières impressions confuses sur ce pays qui semble bien désorganisé.
Le lendemain matin départ pour Paoua avec avion du PAM (Programme Alimentaire Mondial). En allant à l’aéroport, on croise, ou plutôt on laisse passer, le convoi présidentiel. Sirènes hurlantes, une dizaine de 4x4 arrivent à vive allure, parmi eux des pick-up avec sur la plateforme arrière des militaires et leur mitraillette (ou je ne sais quoi d’assez impressionnant - je n’ai pas ce vocabulaire- sur pied qui doit faire des dégâts quand ils s’en servent…) Dans un de ces véhicules Bozizé est assis, craignant d’être renversé d’un jour à l’autre, comme il a renversé Patassé en 2003. Il a toujours le soutien « logistique » de la France, qui le protège des attaques des rebelles du nord, mais pour combien de temps ?
Des bruits de coup d’état imminent courent dans la ville depuis le début 2006. Pour l’instant tout est pourtant calme à Bangui.

Puis vol pour Paoua,
Je dors un peu dans l’avion qui survole la RCA, mais me réveille à temps pour faire des photos aériennes de cette ville où je m’apprête à vivre quelques mois. De là haut ça ressemble déjà à Kitengé, avec peut être un peu plus de toits en tôles, et moins de toits en paille, des habitations plus dispersées…

Vendredi 13/04, 11h, j’arrive à Paoua.
Pas de horde d’enfants et de curieux pour m’accueillir ici au bord de la piste, comme ce fut le cas il y a 3 ans à Kitengé. La localisation de la piste d’atterrissage à côté de la base militaire de Paoua y est peut être pour quelque chose. Ou alors l’arrivée d’un avion à Paoua ne représente pas le même évènement pour la population qu’à Kitengé.

Découverte de l’équipe : accueil pas très chaleureux.
La RT en vacances est actuellement remplacée par le chef de mission.
La jeune Log 1ère mission n’est là que depuis quelques semaines.
Les autres sont sur l’hôpital.
Je dépose mes affaires dans une chambre qui ressemble à un placard et rejoins mon prédécesseur à l’hôpital pour d’abord le rencontrer et commencer la « passation ».
Dr N, malgache, est très souriant, très sympathique avec moi, mais n’a qu’une seule envie, me remettre les clés de tout ça et partir en courant. Il s’est apparemment fait remonter les bretelles par la responsable programme de Paris, pas plus tard que la semaine précédente, à l’occasion de sa « visite terrain ». Effectivement, il ne semble pas très bien organisé, la passation est un peu brouillon, et on sent qu’il n’a pas de goût pour les aspects administratifs, organisationnels et de supervision de la mission qui lui avait été confiée. Il a passé son temps en pédiatrie, comme clinicien. Il s’entend très bien avec les 4 médecins centrafricains, mais la coordination lui reproche de ne pas avoir plus « encadré » ces médecins. Lui, il reproche à la coordination de ne pas lui avoir laisser de place, il dit que ses propositions ont toujours été rejetées et que la responsable terrain (RT) également médecin, travaille seule.

Je sens ici que si je continue à faire une lettre aussi détaillée, j’en ai pour toute la journée et qu’aucun d’entre vous n’aura le courage de la lire jusqu’au bout !
En résumé : l’entente dans l’équipe à mon arrivée est loin d’être parfaite.
En effet, la RT est un sacré personnage, médecin généraliste et urgentiste, c’est sa 4ème mission avec MSF, elle est speed, a des poils au menton et les cheveux oranges. Elle considère que l’équipe ne doit pas être au courant de tout, et semble avoir du mal à faire confiance à ses collaborateurs. Grosse frustration des infirmières, qui se sentent à l’écart des décisions, qui n’arrivaient pas à communiquer et donc à travailler avec le médecin expat (le Dr N). Tout le monde travaille un peu dans son coin. Grosse pression de la coordo sur les objectifs à remplir. Et impression générale de la part de l’équipe que le staff national est incompétent, pas intéressé, tire au flanc et j’en passe. Le courant équipe expat –équipe nationale ne passe pas.

Je me rends compte que je vous décris une situation un peu catastrophe, mais c’est ce qui ressort des conversations. Mon constat est tout autre. Peut être un petit peu trop optimiste, je suis ravie des premiers contacts avec les médecins centrafricains, qui ont l’air très compétents. Je trouve les équipes d’infirmiers très sympas. On sent que les compétences des infirmiers, la régularité, le sérieux dans le travail ne sont pas parfaits, mais l’ambiance générale de l’équipe me semble y être pour quelque chose, et une ambiance ça évolue. D’autant que les deux infirmières expats sont très sympa, motivées (bien qu’un peu perdues, parfois découragées).
Il y a plein de chose à faire sur l’hôpital, le travail de Sebastian (le médecin référent qu’a remplacé Dr N) a été interrompu mais les protocoles qu’il a mis en place sont toujours là. Dans plein de domaines il faut les compléter.
Voilà
Très difficile pour moi de vous transmettre mon état d’esprit aujourd’hui ou de vous expliquer Paoua, car je ne comprends toujours pas grand-chose, mais ce qui est sur c’est qu’en ce début de mission le challenge me semble intéressant. L’équipe pleine de potentiel, et la situation passionnante.
Je vous dirai dans quelques semaines si j’étais trop optimiste.
Mais jusqu’ici tout va bien. J’ai conscience qu’on ne va pas tout révolutionner en 5 minutes, mais le travail déjà accompli est chouette. Et je commence à me sentir bien dans l’équipe.

Voilà,
Ce n’est pas parce que je n’ai pas écrit plus tôt que je ne pense pas à vous tous !
J’ai des nouvelles très régulières de Fabrice qui après quelques jours à Kampala (Ouganda) est enfin arrivé mardi dans son coin paumé du Kenya, qui selon lui est magnifique !
Bon vote aujourd’hui aux français !
A très bientôt !
Des Bisous à tous !!
Clotilde.

Kikéou?

Coucou,
Je constate avec grand plaisir que ce blog reprend une activité digne de ce nom. Et puis, avec l'apport de nos amis anglophones, ça va carrément grouiller dans toutes les langues, ce blog!!! En parlant de multiculturalité, j'ai essayé de faire un petit résumé pour situer, du groupe francophone, qui est où.
Ce document a été constitué à partir des données accumulées au centre intérimaire de la rédaction de la gazette tropicale postgrade, où l'on regrette l'absence du très paternel rédacteur en chef qui savait tout sur tout le monde, même les "mystérieux".



Vous aurez constaté que nous sommes répartis de façon bien inégale sur la surface de ce globe. Soyons concret: si l'on veut révolutionner le monde et répandre la bonne parole d'Unger, il faut que Caro retourne au Nicaragua, que Alba et David colonisent l'Argentine, que Marc aille en Corée du Nord avec toute la famille, que Coco s'exile en Papouasie et Sammy en Alaska. C'est une question de vie ou de mort pour la planète, les gars!

I'm ready to do the same for the Kindiland group, but I have few informations about who is where... Just tell me!

See you soon.
Th

Soirée Kashmiri

Un groupuscule franco-anglais vient de partager une délicieuse soirée à "La vallée du Kashmir" - le meilleur restaurant pakistanais de Bruxelles, voire du cosmos ! - : Petra, Séverine, Thomas, Asia et Karine.
Thomas se prépare pour sa mission au Royaume du Lion du Panshir.
Séverine part rejoindre Stéphanie au Ghana, pour 1 mois.
Petra a repris ses fonctions à AZ-VUB, dans le service d'infectiologie-SIDA, après une escapade au Portugal.
Asia "gère" le resto... en attendant d'intégrer sa formation de Chirurgie à Cambria.
Et moi, Karine, j'ai été propulsée "praticien référent Antibio" au CHU de Lille, dès mon retour du Bengale et du Bhutan, mission courte mais intense avec mes Amis de AMTM (amtm.org).... mais je viens de voir avec effroi les résultats des élections françaises... aarrrhhh je crains que Sarko ne passe...
Motivées par Thomas, nous (Asia & Karine, insomniaques,entre 2 bavardages sur la Vie, les Hommes et les Yachs Bhoutanais)sommes ravies d'être les premiers membres du groupe anglophone à "Blogger" sur ce site.
Nous nous engageons par la présente à enrôler les Citoyens de Kindiland.
Nous vous souhaitons à tout(e)s une excellente mission et de belles rencontres.
Une pensée particulière pour Babeth, croisée à Bangkok : STP, Ma Caille ... souviens toi de te protéger !
Amicalement,
A. & K.

vendredi 20 avril 2007

Sri Lanka, finally...






La bureaucratie du Sri Lanka c’est parmi les plus lentes au Monde : il faut un mois pour obtenir le visa de travail.
Le départ c’est pour le 23 avril – retour le 15 juillet… …quelques dessins, avant de partir… Ciao cari, Luca.

mercredi 18 avril 2007

hééééééé!!!! Salut les amis

salut les petits loulou tropicalisiens,
comment allez-vous bien? ça faisait un bail!!!!!!!!!! ouf!!!!! ca faisait trop longtemps!!! Mais j'ai une vie tellement chargée et trépidante que je n'ai pas encore eu le temps de trouver un petit moment pour vous faire un petit coucou sur ce super petit blog! D'ailleurs merci Lucas de cette belle initiative. C'est très sympa de pouvoir rester en contact et de vous voir voler tous petit à petit vers le sud cette terre qui nous attend patiement!!!! Même un peu trop patiement en ce qui me concerne :-( en effet, comme je le disais au debut, mes journées sont remplies, ben oui je peux pas dormir jusque 10h, regarder la télé, surfer sur le net, boire des petits verres sur les terasses de la place du marché à Liège (hé oui, il faut beau en Belgique,si si c'est vrai!!!!), chercher du boulot qd même un peu, puis MSF, l'OMS, MDM, AMI et tous les autres qui me harcèlent tous les jours et en même temps vous envoyer des mails!!! En gros, pas de boulot mais je cherche!!! d'ailleurs en cherchant j'ai trouvé 2 jobs qui pourraient vous interesser: http://www.acodev.be/Job_info/News2007/OffreNews12-2007empl.php#7 Mais bon, c'est pour travailler pour la CTB (coopération technique belge) en RDC et il ne paie pas très bien.... seulement entre 4500 et 6000 euros par mois. On pourra toujours se cotiser pour celui qui part! ;-) Pour l'instant j'attend des réponses pour plusieurs jobs, un pour faire de la fécondation in vitro (ben oui, il n'y a pas que sylvaine, Leon, Dana et Koen qui peuvent faire des bébés, zut à la fin!), d'ailleurs j'ai eu un entretien qui à duré 5 min montre en main.... ça change de l'interogatoire de 8h chez MSF! sinon un autre pour travailler sur le VIH à Bruxelles (merci thomas:-) et un pour faire une étude de cohorte (hooo ouiiiii vive Francine) au bénin à cotonou pendant un an pour déterminer les facteurs individuels et environementaux à l'origine des premières parasitémies et acces palustres, et étudier la réponse immune! enfin, que de bonnes choses!
Bon sur ce je vous laisse et vous fait plein de mega(li) bisous!!!!

Caro

Salam alekoum les tropicalistes!!!!

Welcome in Yemen, welcome in my world, le pays de la femme voilee, des pieds a la tete, ne laissant paraitre que ses petites mains et ses yeux noirs, le pays de la corruption extreme. Un pays ou il est difficile d’y vivre en tant que representant de la cooperation humanitaire.
Voila une semaine que j’affecte mon poste, et une semaine que je suis submergee par les carquants de la bureaucratie yemenite. Des autorites qui ne facilitent en rien notre implantation ds le pays. Des meetings de loin les moins agreables que j’ai eu avec les ministres de la sante, leur deputes, leur ribambelles d’acolytes en train de dealer notre presence ds le pays, l’acces aux donnes epidemiologiques et centres de sante.
Une guerre qui se monnaie a ts les niveaux, des dollars par-ci, par-la pr juste avoir l’illusion que ns pourront enfin lancer nos activites.Une guerre erreintante.
A ceci, s’ajoute les difficultes de notre programme dont la mission d’evaluation fut comment m’exprimer, « un peu legere ? », sous estimant les budgets necessaires, sous estimant les besoins en RH . Mais le fait est que voila, ns sommes-la, avec une population demandeuse et fatiguee d’un gvt ou le systeme de sante est totalement defaillant et ceci a ts les echelons.Un systeme de sante ou les ministeres n’ont en tete que de s’enrichir sur le dos de la pop ou de la cooperation, un systeme de sante ou le secteur prive a une emprise incroyable faisant flamber les couts de la sante. L’acces aux medicaments se trouve donc banni pr grd nombre de la population vu les couts eleves que les pharmacies privees osent afficher. Ceci est un vrai cercle vicieux, un engranage. Bref, ns voila ds ce pays essayant de mettre sur pied un programme bancale de part la mauvaise evaluation faite il y a ceci une annee. Voila une semaine que ns retournons ttes les info a dispositions afin de repenser le programme et qu’il tiennent la route afin pour en faire quelque chose qui sera « sustainable ».Mais, peut-on parler ici de sustainability, alors que ns sommes en fait en train de faire de la substitution ? Que ns ns substituons aux ministeres qui ne font pas leur boulot ? Je me retrouve tellement ds les histoire que notre Maitre Unger deployait a qui mieux,mieux durant nos cours !!!Mais la, du coup, c’est reel, ou plutot irreel. Devoir s’attaquer a un tel monstre qu’est ce systeme corrompu et si difficile d’acces semble juste sortir de la science fiction.
Bref, le temps n’est plus a la revolte, mais bien a l’action, a l’acceptation de travailler ds un tel systeme et ceci du mieux possible.
Il a deja fallu redefinir les objectifs de notre programme qui sera accees sur la sante reproductive, la malaria, la prise en charge integree des enfants de moins de 5 ans et l’education a l’hygiene et a la sante.
Ns avons commence la mission a deux, mon chef de mission et moi-même, et voila que notre petite equipe grandit deja, une semaine plus tard ns avons deja enfantes de : une administratrice, ma traductrice a plein temps ( rares sont les personnes qui parlent anglais ici…sur ce j’ai deja en mon repertoire une bonne collection de mots arabes) et notre chauffeur. D’ici une semaine, j’aurais monte mon equipe medicale,dont une gyneco, un generaliste et un laboratory technician et enfin ns pourront aller sur le terrain. Ns avons a charge 8 heath centre, dont 4 sont en milieux rurale, ds la brousse de la brousse, sans acces a l’eau ni electricite. Aucun des centres n’a de pharmacie, zero stock de medic. Six d’entre eux n’ont de medecins que de 16 a 20h et deux parmis les huits centres n’ont pas de medecins, juste des medical assistants. Objectifs : ameliorer l’accessibilite des centres en offrant une meilleure qualite de prise en charge des patients ( au travers de notre presence) : trainings des sage femmes qui y sont deja affectees par le gouvernement, creation de guidelines et protocols de prise en charge des pathologies des plus frequentes, aquisition de stock de medicaments essentiels, amelioration du diagnostic de la malaria en mettant sur pied des qualitiy control tests, reprise en main des donnees epidemiologiques qui est une vrai cata ds le pays. Il ns est absolument impossible de savoir quel est le nombre total de femmes enceintes qui consultent ces centres, et parmis elles, combien ont eu la malaria etc… sur ce, gros stress pr savoir de cbien ns devons chiffrer nos stock de medic et tt le tralala.
Pr etre honnete, je pense que si j’avais ete mise au courant avant mon depart de ttes ces difficultes, je pense que je ne serais pas la aujourd’hui. J’en viens souvent a me demander si je vais etre capable de surmonter tt ceci, tant les responsabilites sont monstrueuses. Mais, environs chaque deux jours, la vie pose sur mon chemin une bonne nouvelle ou un petit truc qui fait que le lendemain tu te leves et tu as une envie folle que le projet marche et ton cœur est blinde de courage.
Mis a part ca ? Je ne peux vous écrire du Yemen, sans vous parler de la femme. Ce mystere, dont l’ acces est si limite ds un pays musulmans tel que le yemen. Ces femmes, qui arpentent les rues, dans leurs longues robent noirs, leur voiles noir… des troupeaux noirs de partout, c’est juste incroyable. Ns ne voyons d’elles que leurs yeux et parfois leur main. Et derriere cette barriere vestimentaire, il se cache un monde que je suspecte comme etant richissime. Je ne suis pas la depuis longtemps et deja elles m’embarquent ds leur monde, ou la femme ne garde pas sa langue ds la poche, elles s’expriment, se trouvent en fait dotee d’une force de caractere incroyable. De surcroît, elles sont hyper marrantes, un sens de l’humour deroutant !!
Gentiment je suis invitée ds les lieux reserves qu’aux femmes, et la, pouf, le voile s’envole et voici enfin la découverte des visages, qui est le moment que j’attends avec le plus d’ impatience !!Quel bonheur que de pouvoir enfin voir leur visage, vous ne vous rendez pas compte !!! car c’est pesant que de devoir tjrs deviner les facies, les mimiques. Bref, on se disait avec mon chef de mission, qui est un homme, que pr une fois, j’avais de la chance d’etre une femme, car il n’aura jamais acces a ce monde feminin.Pr le reste, etre une femme expat, c’est pas facile… tu es devisagee tt le temps par cette gente masculine et c’est pas agreable du tout, et tu te sents vraiment pas respectee. Sur ce, un jour je suis allee faire du shopping, pr me pourvoir au plus vite de cette barriere vestimentaire yeminite. Et depuis que je porte ce deguisement, tt devient plus simple et le respect se fait ressentir de maniere naturelle !!!le bohneur, si c’est pas ironique tt ça !!!
Donc voila les debuts de mon experience… un atterrissage professionnel douloureux, difficile, mais au moins une tete qui n’a pas le temps de penser, ni de philosopher sur la vie. Une parcelle de vie qui se resume actuellement et encore pr quelque mois a venir au travail, car les activites extra prof ici, se resument a zero. Je suis a la recherche desesperee d’un endroit ou je peux faire mon sport, histoire de me decharger des tensions…Pr l’instant ma chambre reste l’unique defouloir, seul endroit ou je peux me balader tranquille en T-shirt et sauter comme une folle.Voila !!!!Sur ce see you next time on the net !!! Avec peut-etre des petites histoires a vous raconter ?????
Allez la gang, tres bon courage a vous tt partout ds le monde, ou que vous soyez !!!!
Take care, !!!! maas salama
Babeth qui pense bein a vous !!!

samedi 14 avril 2007


Quel plaisir de lire ces 2 messages! Je vìens faire un petit tour à chaque jour dans l'espoir de lire des nouvelles de tous. Wow, Fabrice et Clo sont maintenant en terre africaine...je vous souhaite une belle mission dans vos pays respectifs. Pour répondre à Thomas: Ed est au Mali et Eli S. devait aller au Kenya. Tu ne me croiras pas Thomas, mais il a encore neigé 5-10cm à Montréal jeudi dernier. Tout est presque fondu, mais c'est décidé, je déménage à Bruxelles pour profiter du soleil!! Finalement, la température belge...c'est bien! De mon côté, c'est la petite routine du travail, mais je suis bien heureuse de revoir mes patients. J'ai évalué un Africain, récemment immigré ici, qui se présentait pour céphalée. Fiou...pas de fièvre: j'ai éliminé la malaria. C'est un bon pouvoir d'exclusion ou j'ai déjà tout oublié!?
Bon weekend les copains!
De mon côté, je vais dans la jungle aujourd'hui...oui oui...dans la jungle!! Ca s'appelle "Jungle aventure" et j'y vais avec ma nièce de 5 ans. Beaucoup de plaisir en perspective!
Bisous,
Mélissa:)

vendredi 13 avril 2007

Kampala, Bangui, Kacheliba et Paoua

Bonjour les amis!

Le nombre des connectés va sans doute se réduire drastiquement au fur
et à mesure des départs, mais qu'importe! Thomas veille encore au
grain et je le remercie de glisser ce texte dans la gazette, c'est un
amour ce garçon.

Donc..

On commence par ma douce Clo, c'est mieux, non?

Bien arrivée à Bangui où elle n'aura passé que 24 heures, dans
"l'étrange capitale"..
Elle repartait ce matin pour Paoua avec un avion du PAM (Programme
Alimentaire Mondial, pour ceux qui n'ont pas fait Anvers!). Elle vogue
donc dans un univers qu'elle aime bien et c'est tant mieux. Son rôle
se précise autour de la supervision dans l'hôpital, pour tenter de
reprendre tout ce que Seb (le pote de Thomas) avait fait à l'époque
mais qui s'est un peu perdu depuis.

Pour ma part, bien arrivé à Kampala, via Amsterdam (Dank u!) et
Nairobe. Je passe le we dans la capitale Ugandaise avant de me lancer
dans un road trip de deux à trois jours en 4/4 pour rejoindre ma base,
soit Kacheliba au Kenya, juste au bord de la frontière. Notre hôpital
est sous tente et nous suivons environ 100 patients par mois
(Kala-azar pour ceux qui sont perdus!). Aspects diagnostic, tests
rapides (rK39), DAT (Anvers!!) et ponctions de rate sont au programme
initial puis extension des sites de diagnostics dans la région et
horizontalisation progressive du programme en formant les infirmier et
ière régulièrement dans notre hôpital-camping! Un peu d'épidémio avec
implantation d'un logiciel de gestion du Kala-azar (Epicentre)

Je pars mardi et je me réjouis vraiment.

Equipe jeune et super-sympa sur la capitale, mille horizons, TIA!

Voilà, je vous embrasse tous, prenez soin de vous, faites de votre
mieux partout sur cette petite planète et soyez heureux!

C'était Fabrice, à Kampala, Uganda, à vous Bruxelles!

Il y en a un peu plus, je vous le met?

Pour finir, c'est pour un an que je pars en Afgha. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup. Ca veut dire que je vais pouvoir m'investir à fond dans mon boulot et, je l'espère, être plus efficace. Chouette, chouette!

Sinon, ça fait un peu désert, ce blog sans Luca et Fabrice qui postent des messages à tout bout de champ... Vous nous manquez déjà, les gars!

A propos de désert, Mélissa, je sais pas si il neige encore chez toi, mais ici on bat des records de chaleur: il n'a toujours pas plu depuis le début du mois et ils prévoient des températures avoisinant les 25°C (j'ai bien dit centigrade) pour cette fin de semaine.

Tiens, qqun peut-il me dire dans quel pays Elizabeth S. est partie? Et Ed? Je ne parviens plus à me souvenir.

Prenez soin de vous et, si vous traînez dans le coin, réservez la date du 16 mai pour visiter Namur et fêter mon départ.

Bizzzzzzzzzz,
Th

mardi 10 avril 2007

Paris, pas si Happy



Salut la Gang!

C'est le coeur lourd que j'écris ma première contribution à cette initiative italienne si précieuse.

En effet, après vous avoir quitté il y a déjà quelques semaines, j'avais réussi à garder près de moi, et pour moi toute seule, notre délégué à tous, mais le voilà ce soir qui s'en va rejoindre son pays natal, petite étape sur sa route africaine...

C'est qu'on s'attache à ces p'tites choses là...

En tout cas, je m'envole pour l'Afrique dans 48 heures maintenant, c'est sans doute ma premiere et derniere contribution à ce blog d'ici longtemps. Vous avez mis la barre trop haut pour moi, messieurs dames!

En tout cas,
Merci pour toutes ces nouvelles de vous!
Voir cette neige quebecoise au coeur de notre beau printemps,
Savoir Suzanne en train de profiter des longs week-end thailandais,
Partager avec vous cette soirée parisienne inesperée,
Voir Bab's sur la plage avec son attelle en platre qui n'a jamais durci,
Attendre la photo de la 2ème écho de Sylvaine,
Découvrir le "petit gilet",
Profiter encore et toujours des jeux de mots de Thom et de la créativité de Luca,
Poursuivre ainsi la magie de l'IMT et de son groupe francophone fracassant à travers le monde, à travers le net...
C'est un plaisir inespéré, sans cesse renouvelé!

Merci Luca,
Merci vous tous!

Longue vie à la gazette tropicale en ligne!
Longue vie à vous tous!

A très bientôt ici ou ailleurs!
des bisous
Clotilde

dimanche 8 avril 2007


Joyeuse Pâques à tous et à toutes!!!!
Gros bisous...
I.

vendredi 6 avril 2007

Il neige!


Salut les copains tropicalistes!
Une petite vue de mon balcon pour vous prouver qu'il neige bel et bien à Montréal en ce mois d'avril. J'ai pu voir la neige pour la deuxième fois cette année ( la première étant lors du fameux party italo-québécois). Après avoir goûté au doux soleil de Barcelone, vivement que le printemps se pointe le bout du nez. Monsieur le Soleil: n'oublie pas les Québécois ( et les Belges aussi...)! Joyeuses Pâques à tous! Mélissa:)

Le Benjamin nouveau est arrivé !!!


En primeur : une photo du petit garçon de Philippe. On comprend sa fierté!
Sylvaine, Léon, ne soyez pas jaloux, vous aurez bientôt le vôtre. Chacun son tour.

Joyeuses Pâques.
Th

jeudi 5 avril 2007

ProMED-mail news


Bonjour, je croix il faut regarder cette nouvelle épidémie au Kenya..mais, heureusement notre délégué il partira…

Luca

mercredi 4 avril 2007

La Gazette du Postgrade à Paris

Et bien oui, la mini-gang des postgradués encore en Europe a réussi à se réunir mardi 3 avril 2007 à Paris, dans un restaurant japonais, réservé par un italien et sa chère épouse au nom d' un suisse et grâce à l'appui technique de deux françaises et la motivation de trois belges conjointement à celle d'une suissesse et de son amie parisienne, fallait oser! Ce qui nous donne une belle petite soirée d'amitié autour du thème "Mondialisation, aide humanitaire et Yee Man, t'as pas trop les boules d'aller à Kaboul, ké n'y a rien du tout là-bas skrilank'on fait exception de tout ce qu'on ne connaît pas, RCAtéra".

Sinon, Caro a visité Paris
Elle a aussi pris le métro
Avec un bel italien...
... marié à

et très connu à Paris, batteur du groupe


Nos deux héros furent alors rejoints par le bô



Et les trois amis retrouvèrent finalement l'incroyable, la fantastique, la fabuleuse, la belle




Pendant que nos futurs parents (qui, malgré les apparences de cette image, ont décidé de faire leurs BB chacun de leur côté!) devisaient sur les prénoms des générations à venir



La discretion m'empêche d'entrer ici dans tous les détails (en effet, si vous tapez "gazette tropicale" dans google, nous sommes la première occurence) (le monde est à nous!) (bon, on est aussi hebergé par google, ça aide!), mais je peux vous dire que la fête fut belle, touchante, un rien nostalgique, pleine de vie et de projets et tout et tout. Notre Babounette part ce matin pour le Yémen, alors que tout se passe au mieux pour elle. Puis ce sera le tour de notre (je veux bien vous la prêter un peu, je suis pas comme ça, mais juste un peu alors..) Clotilde qui s'envole le 11 avril pour le nord du milieu du centre de l'Afrique (RCA), 24 heures plus tard (scoop!) votre délégué file au Kenya et puis s'en iront les italiens à Ceylan et viendra le temps pour Thomas de rejoindre Kaboul (fin mai). Quel programme.. Prenez soin de vous, un gros bisou à Didier qui n'a pas pu nous rejoindre faute de temps ainsi qu'à Michel au Luxembourg, Dana chez les siens, Ingrid un peu loin, Mélissa beaucoup trop loin, Suze, Bernard, Marc, Orsola, Elisabeth, Cecilia, Ed déjà sur le terrain, David et Alba probablement en Espagne et à tous les autres qui étaient là, bien au chaud dans nos coeurs et nos mémoires. Longue vie au Postgrade! Et à fort bientôt..

F

lundi 2 avril 2007

vive la belgique

Hello, les amis, me revoilà de retour pour un formidable travail en banlieu montois...Le premier jour est marqué par un vide total de visites à domicile, à croire qu'ils sont tous en vacances. Donc, j'en profite pour écrire un peu...Je suis retourné bien évidement à Anvers, revoir notre chère maman Titania et l'institut et la bibliothèque et les petites tables avec ses petites chaises et et et et encore pleins d'autres choses... Que de souvenirs en retraversant ces murs, ce sont des visages, des sourires, des leischmanioses qui se bousculent dans ces batiments ! Et en plus, chose à ne pas négliger, les nouvelles étudiantes infirmières ! Je n'en dirai pas plus, ce qui se passe à Anvers reste à Anvers. Et pour bientot, ce qui se passera à Paris restera à Paris, yayayyaya
Donc, Mélissa, je suis désolé je n'ai pas encore de premier cas à te proposer mais je te tiendrai au courant.
Sinon, le ventre de ma dulcinée grandit encore et la petite se porte bien. J'ai recu des amis avec des enfants de 3 mois à 2 ans et rien que des petites filles, qu'est ce que ca braille, nom di d'ju, et c'est gnangnan, un rien chiant ma foi ! Sylvaine, j'espère que tu as un garçon hein ! N'oublie pas notre deal...
Allez, biz à tout le monde à travers le monde et bientot en live à Paris.
Léon

dimanche 1 avril 2007

Antwerpse nieuws


Coucou,
Ce vendredi, à la fête que Suzanne avait organisée pour son départ en Thaïlande, nous fûmes qques tropicalistes à nous retrouver: Suzanne (quelle surprise...), Caro, Dana, Léon, Didier mais aussi et surtout notre chère et tendre Titania, en pleine forme elle-même et nous amenant de bonnes nouvelles bien fraîches de l'ITG. Parmi celles-ci, l'une se doit d'être publiée sur ce blog :
Philippe vient d'être papa. Pour féliciter l'heureux père (apparemment, il sillonne les couloirs de l'institut avec un sourire rayonnant permanent), une seule adresse : pgillet(arobase)itg(point)be. Bientôt, des photos sur le blog?
Bizzzzzzzzz, Th