jeudi 27 décembre 2007
mardi 25 décembre 2007
dimanche 23 décembre 2007
Santa Claus Contest: Thomas 1
samedi 22 décembre 2007
SANTA CLAUS CONTEST’S RULES
*** Santa Claus is an imaginary figure said to bring presents for children on Christmas. He is conventionally pictured as a jolly old man from the far north, with a long white beard and red garments trimmed with white fur. Also called Saint Nicholas or Saint Nick.
ORIGIN late 18th cent.: originally a U.S. usage, alteration of Dutch dialect Sante Klaas ‘St. Nicholas.’
*** To enter the contest, it’s enough to put a picture of you dressed like &/or acting like Santa Claus, on the blog.
If you’ll wear his clothes (also the hat, only) you can take a picture of the daily life of our lovely gift-dispenser (for example, in the supermarket or while he’s running on the road).
If you’ll act like Santa Claus in the picture (because it’d be difficult to find these clothes in Kabul or in Angola), it’s necessary to take a shot of Santa Claus at work (for example, for Thomas it will be easy to enter the Contest with a picture while he’s trying to come out of a chimney).
*** Every one of you can put a maximum of three pictures, and the format of the title will be the following,
"Santa Claus Contest: yourname/number of picture submitted".
I.e. the first picture of Fabrice will be, Santa Claus Contest: Fabrice 1. The third of Sylvaine will be, Santa Claus Contest: Sylvaine 3.
It’s possible to add a few words to the photo, just to explain what you’re doing.
*** No pornographic content will be judged by the jury, this mean that a picture of Thomas with a long white beard, while is fucking a dwarf, will be disqualified.
*** The deadline for the submission of your pictures is 23,59 of January the 5th, 2008.
The jury, composed by several friends of mine, one of which is a Finnish man living in Helsinki (a wonderful friend that I met when I was Erasmus in Strasburg) will evaluate all your photos in a few days.
*** The trophy for the winning snap author is the penguin. For the second classified there is some Swiss chocolate. For the third one, some Italian chocolate.
Enjoy this Santa Claus Contest & enjoy your Christmas!
Luca
vendredi 21 décembre 2007
The trophy of the "Santa Claus Contest"
samedi 15 décembre 2007
Nouvelles pas fraîches de Kabul
Houlàlà, ça fait longtemps que je n'ai plus écrit sur ce blog, moi. Pas de nouvelles, bonne nouvelle, dit-on, mais pas de nouvelles quand même.
Le temps est donc venu pour moi de vous conter quelque peu ma vie kabouli depuis le dernier petit message (qui date de fin juillet, honte sur moi).
NB: si vous avez reçu le mail collectif (ce qui n'est apparemment pas le cas pour tout le monde; vive l'informatique!), vous trouverez sans doute que ce petit mot y ressemble drôlement. Désolé. Mais il y a des photos en plus!!!!
Depuis fin juillet, il y a eu pas mal de changements dans notre équipe AMI: Juliette est rentrée en France pour se (re)faire la plume avant de revenir (?, mais on espère), Guillaume est parti draguer les minettes et/ou reprendre ses études, je sais plus et Karine repart samedi. En échange, de petits nouveaux sont arrivés: Aissata, la pharmacienne; Malou, la rédactrice experte es-rapports finaux; Oriana, la meneuse d'enquête de santé; Alex, le logisticien prétendant à la nationalité belge (qui a des chances, grâce à son affinité pour la vraie bière, l'auto-dérision et les blagues douteuses);Sandrine, la pédiatre coordo-med; Paul, le Salamati boy qui remplace donc Ju; et dernièrement, Annabel qui revient pour remplacer Karine à Samangan. Que des gens biens!

Dans la série nouveautés, précisons qu'on a déménagé la guest-house aussi, à 500m de la précédente, parce que le proprio voulait reprendre sa maison (pour en tirer un meilleur loyer, sans doute), mais ça tombait bien parce que, si vous faites le compte, il y a eu plus d'arrivées que de départs récemment et la guest house précédente devenait un peu juste.
Ci-contre, une photo de l'ancienne guest, in memoriam (photos de la nouvelle coming soon, je le jure):
Et puis, je suis un peu rentré en Belgique une dizaine de jours, ce qui fut bien trop court pour revoir tout le monde, mais m'a fait le plus grand bien. Je m'arrête tout de suite dans mes histoires de break; je vais quand même pas vous raconter ce qui se passe en Belgique...

Juste pour le plaisir, cette photo d'un souper "anciens" d'Anvers et futurs (???) d'Anvers. Du bonheur!!!
Quand je suis rentré, le Ramadan –Ramazan en dari- a commencé. Ne comprenez pas par là qu'ils m'ont attendu pour commencer le Ramadan, c'est la lune qui décide. Donc, une fois que la lune s'est reflétée au bon endroit sur le lac Machinbrol, tout le monde s'est arrêté de manger entre 4h du mat' et 6h du soir. Tout le monde? Non, car une poignée d'irréductibles expats continuait à dîner paisiblement… ce qui nous a valu une pincée de cynisme de la part de certains de nos collègues. Ben oui, dans l'Islam, il est bien spécifié que ceux qui ne peuvent pas faire le jeûne (enfants, malades, femmes enceintes, nous) doivent se faire les plus discrets possibles. Alors, quand on prend la voiture pour aller manger à 12h30, pas moyen de passer inaperçus… Pas évident!
Le Ramadan, c'est donc un peu une mise à l'épreuve de la tolérance de chacun vis-à-vis de la culture de l'autre: les Afghans sont irritables parce qu'ils ont faim et irrités parce que les expats ne le font pas. Les expats sont irritables parce que les Afghans sont hypoglycémiques et mettent du temps à réagir et irrités parce que toutes les activités sont au ralenti. Heureusement, mes petits gars à moi sont des coeurs et ont continué à faire leur boulot plus ou moins correctement. Et puis, pour arrondir les angles, et pour pouvoir travailler un peu plus avec eux, j'allais dîner plus tard, à 14h30, quand ils quittaient le bureau.
Toujours est-il que j'ai été obligé de postposer toutes les formations que j'avais planifiées... Enfin, tout s'est bien passé, dans l'ensemble, et puis ça s'est terminé en beauté par 3 jours de congé pour les fêtes de l'Eid, et puis on s'y est remis!
Pendant le Ramadan, j'ai été faire une semaine de terrain dans l'Est du pays (provinces de Laghman et Kunar). C'est un peu plus strict encore qu'à Kabul, du point de vue sécurité, parce qu'il y a quelques poches de Talibans, mais c'est encore supportable. Sans doute la beauté des paysages m'a-t-elle aidé à rester optimiste, mais à part les soldats américains, je n'ai vu personne de dangereux. Ca va vous paraître débile, mais c'est en présence de soldats que je me sens le moins en sécurité. Peut-être parce qu'ils rappellent que le pays n'est pas encore en paix, mais surtout parce que ce sont eux les cibles des attaques terroristes et pas nous!!! Rajoutez à cela d'affreuses peintures de têtes de morts sur les blindés qui n'alimentent pas le capital sympathie des bidasses, et un contrôle par un soldat plein comme un boudin à 9h du matin à l'aéroport de Jalalabad, et vous comprendrez que, si les soldats sont là pour apporter la paix, au quotidien, on s'en passe… (Nico D., ce message ne t'es pas adressé!)
J'ai pas énormément de photos à vous proposer, vu que j'ai été victime d'un accident informatique qui a fait que j'ai perdu mes photos. Vive l'argentique, je vous jure!! Rien que pour vous le prouver, ci-dessous qques photos argentiques du début de mon séjour, en vrac, sans les retravailler.






A part ça, la visite de terrain s'est super bien passée. Comme c'était le Ramadan et que j'étais en permanence avec mes collègues afghans, j'ai bien été obligé de jeûner et, à mon grand étonnement, j'ai survécu malgré quelques protestations stomacales. Vous connaissez mon appétit et pardonnerez mon tube digestif qui est habitué à plus de satiété. Le nouveau superviseur de labo qu'on a embauché pour le Laghman se débrouille comme un chef et, si tout n'est pas parfait –loin de là-, les affaires tournent dans les labos. Mon collègue, le Dr Malyar, était tout content de retrouver sa famille et moi, j'étais tout content de sortir de Kabul. Les paysages sont splendides, alternant zones désertiques et vertes vallées, mais toujours montagneux. C'est comme ça, en Afghanistan, où que vous tourniez la tête, il y a toujours une montagne sur la ligne d'horizon. Toujours.
Pas mal de cailloux, aussi. Le caillou est la ressource naturelle la plus importante de l'Afghanistan. Il en pousse partout, et en grande quantité. Plusieurs ethnologues s'accordent pour dire que l'Afghan maîtrise la culture du caillou depuis plusieurs millénaires –il paraît qu'on a retrouvé des cailloux avec des signes de domestication datant du néolithique dans les grottes du Panshir. Cette symbiose avec le caillou, à l'origine activité traditionnelle et empreinte de mysticisme, est en plein développement économique à travers tout le pays.
Au Nord, l'industrie cailloulurgique est en plein essor et dans le Sud, l'agricailloulture en expansion logarithmique. Il ne fait aucun doute que dans quelques années, on trouvera des matériaux labellisés "Caillou afghan" dans nos charpentes, des produits dérivés du caillou dans nos ordinateurs et des extraits de caillou dans nos assiettes.
Sur cette photo, vous pouvez voir que l'Afghanistan n'hésite pas à mettre en oeuvre les moyens technologiques les plus puissants (ici, le téléphone cellulaire, ou "gsm" ou "portable" ou "natel", selon votre francophonie préférée) pour dynamiser le marché du caillou.Sans déconner, l'Afghanistan a un potentiel économique incroyable. Si les pays voisins arrêtaient un peu de se faire la guerre par procuration ici, probablement les Afghans rivaliseraient-ils, à leur échelle, avec des puissances économiques comme l'Inde. Ce sont des malins, des travailleurs, des costauds, mais 25 ans de guerre ont tout détruit. Les mentalités de nombreux dirigeants sont belliqueuses et la culture tribale favorise les structures de pouvoir autocratiques et moyenâgeuses. Il y a une structure gouvernementale présente, mais la corruption fait rage dans toutes les strates de l'administration. Les terres sont assez riches pour nourrir le pays et même plus, mais mal irriguées ou utilisées pour la culture du pavot. Les enfants sont futés, mais leurs parents ont été insuffisamment éduqués. Les femmes ne peuvent pas laisser s'exprimer leur potentiel d'intelligence et d'action, si par chance leur maigre éducation leur a permis de développer ce potentiel. Et je pourrais continuer longtemps la liste du gâchis humain qui s'étale sous nos yeux…
Nous ne sommes que peu de choses, en tant que travailleurs humanitaires, face à l'immensité de la tâche. La majorité des efforts de développement sont issus des Afghans eux-mêmes; le rôle des expats est au mieux un rôle de catalyseur. Et sans doute ceux qui travaillent dans l'éducation ont-ils le plus de mérite: ce sont eux qui fertilisent les cerveaux pour l'avenir, où de pauvres bougres comme moi ont la chance de semer quelque savoir.

D'ailleurs, nous venons de terminer (enfin) une formation sur les coprocultures pour les labos de bactério. Ca faisait des mois que j'attendais de pouvoir la faire et nous y voilà! Ca se passe assez bien sur la partie théorique; j'attends encore devoir ce que ça va donner pendant les travaux pratiques. Mais ils sont assez intéressés, et nombreux à y assister: en plus des techniciens de "mes" deux hôpitaux à Kabul, une bonne quinzaine de techniciens d'autres labos de Kabul sont présents. C'est chouette!
Au niveau vie quotidienne, rien de bien neuf. Il commence tout doucement à faire bien caillant le soir, qui tombe de plus en plus tôt (pas d'heure d'hiver ici). Boulot-tacot-dodo la semaine, picole le jeudi, sport le vendredi et couture le samedi. Eh oui, parmi mes petites "consultations" médicales pour expats, à côté des diarrhées, conseils de grossesse, prise en charge psy (merci Philou), et autres syndromes de Raynaud (merci Nanouk), je commence une spécialisation en boucherie –je veux dire, chirurgie- de la main: trois en un mois, qui dit mieux? Faut dire que l'équipe du Geres forme une patientèle fidèle et sympathique, avec anesthésie à coup de whisky et Cosmo spécial sexe (très bien pour distraire le patient quand il s'agit d'enfoncer une aiguille à moitié molle dans une paume sans porte-aiguille), en plus de la lidocaïne, je suis pas un tortionnaire, tout de même.

Cette bande de crabe vient d'ouvrir une salle de muscu dans la cave de leur bureau… Personne n'a un bon vade mecum des accidents de salle de sport?: je m'attends au pire. Surtout que je me suis mis à fréquenter ledit lieu… Qui l'eût cru? Moi, faire de la muscu… Et si! Je suis tellement en manque de sport et même, en manque de mouvement tout court (on ne peut toujours pas se balader en rue), que je suis prêt à tout. Et le football/rugby/footing du vendredi ne suffit plus… même quand il est renforcé d'une ou deux séances de squash en semaine!!

Ne vous attendez quand même pas à me voir revenir avec une carrure de Conan le Barbare, je suis allé que deux fois au Geres Fitness Centre jusqu'ici…
Bon, ce manque de mouvement fait que je n'ai pas des milliers d'anecdotes à vous raconter sur la vie afghane elle-même. C'est un peu dommage de vivre dans un pays sans pouvoir découvrir sa culture en profondeur, mais c'est comme ça. Mais comme vous pouvez l'avoir lu, mon moral est toujours au beau fixe et j'adore ce que je fais!
Je vous embrasse tous bien fort,
Th
samedi 8 décembre 2007
Haaaa l'hiver québécois...
Hey oui l'hiver québécois est bel et bien commencé et je voulais le partager un peu avec vous. Voici une image de notre belle tempête de neige (25 cm!) survenue au début de la semaine. Que de joie pour déneiger la voiture pendant 45 minutes! Mais, que dire de la ville enneigée...c'est tout de même magique! Alors, où que vous soyez, je vous envoie un peu de ma neige avant la période de Noël...Bisous à tous, Mélissa:)
dimanche 2 décembre 2007
lundi 19 novembre 2007
dimanche 11 novembre 2007
Merci les Suisses!
Quelques petites nouvelles non "tropicalistes"...Je suis allée voir nos amis suisses Fabrice et David ainsi que la charmante Clotilde. L'hospitalité suisse est grandiose. David m'a offert un fabuleux tour de Genève: organisations mondiales et visite au bord du lac Léman avec son fameux jet d'eau ( haut de 130m et non pas 30mètres comme certains qui ont de la difficulté à évaluer les hauteurs peuvent le penser!). Ensuite, visite de la vieille ville avec de savoureuses histoires sur Genève dont l'histoire de la marmite...vous demanderez à David de vous la raconter si vous passez par Genève. On a fini ça par un souper avec Clotilde, Fabrice et mon amie Mimi dans un resto faisant de la bouffe de l'Érythrée. Nous avons eu une pensée pour le célèbre docteur Banana...
Remerciements à Fab pour ma dernière soirée passée à Lausanne. Nous sommes allés manger une excellente fondue aux bollets ainsi qu'une meringue avec double crème de Gruyère. Ensuite, nous sommes allés rôder à 10 heures près de la cathédrale pour entendre le guet. Toute une attraction touristique! Voilà, que de beaux moments passés en Suisse. Mille mercis les amis pour votre accueil. Ce n'est que partie remise à Montréal.
Au plaisir, Mélissa:)
P.S#1 Fabrice: mon questionnement existentiel n'est pas résolu, mais le fait de vous voir m'a donné le goût de partir à mon tour. Je vous redonne des nouvelles...
P.S#2 C'est vrai que je dois aller en Afrique...j'ai l'air anémique à côté de vous!!!
P.S#3David: lis-tu maintenant la gazette tropicale!?
mercredi 7 novembre 2007
dimanche 28 octobre 2007
mercredi 24 octobre 2007
Et un de plus qui est parti...
Je vois que certains rentrent, d'autres partent, certains font des cabrioles dans leur apprtement... mais il me semble que tout le monde profite, c'est bien ça!
Je vous enverrai des nouvelles supplémentaires et que tout se passe bien pour vous.
PS: Vous êtes les bienvenus dans notre maison quand vous voulez évidemment.
mardi 23 octobre 2007
Nous sommes fin octobre déjà. Et il y a longtemps que vous n’avez plus eu de nos nouvelles. Deux raisons : il ne se passe rien de spécial dans ma vie et le seul événement qui valait la peine peut-être de mentionner m’a justement handicapé pendant quelques semaines (voir plus bas).
J’espère que l’expression ‘pas de nouvelles, bonnes nouvelles’ est de pratique ici. Car dix messages encore en août, mais deux en septembre et un en octobre dans la gazette, c’est pas beaucoup non plus de votre part. Mais je n’ose pas me plaindre et j’ose espérer que vous allez tous très très bien.
Les nouveaux sont arrivés le 10 septembre : 48 anglophones et 26 francophones. Mais ils sont beaucoup plus sages que vous. Nous nous demandons encore si c’est parce qu’ils n’osent pas (être moins sages - à l’IMT) ou si c’est parce qu’ils ne sont pas comme ça (un peu fous). Les dîners chez Hilde et moi ne commencent qu’en novembre et nous espérons apprendre à les connaître un peu mieux à ces occasions. Mais je ne peux m’empêcher de vous écrire quand même : vous nous manquez plus encore maintenant (Hilde est de mon avis). Le fait qu’ils sont plus change naturellement aussi les choses. Et puis, ils ont découvert le Campus Rochus (le couvent) où ils vont déjeuner et où ils ont d’ailleurs cours cette semaine (bloc VIH). L’idée est que tous les étudiants de l’institut, masters et autres, se ‘mélangeraient’. Nous les voyons donc moins, mais tout le monde semble être content et c’est ce qui est le plus important.
L’été est passé et n’a jamais vraiment été été. L’automne est trop court et semble déjà faire place à l’hiver. Les gros pulls et manteaux sont sortis ; nos Africains ont fort froid. J’ai déjà hâte de partir en Italie en fin d’année pour un peu plus de soleil. J’irai passer quelque temps près du lac de Como (je sais, c’est dans le nord de l’Italie, fort dans le nord..). Je me suis d’ailleurs inscrite à un cours d’italien, car j’ai eu 50 ans et je veux absolument maitriser cette langue avant mes 60 ans (j’ai dit plus ou moins la même chose à 40 ans, mais maintenant c’est décidé ..)
J’avais d’ailleurs plein de projets pour fêter ce demi siècle, mais que puis-je dire : profitez-en car plus qu’on vieillit, plus que les années filent.
Fin mai j’ai eu 50 personnes chez moi pour mon anniversaire. C’était bien amusant, on n’a bu que du cava, pour vous dire. En juin mes sœurs m’avaient offert un voyage tout compris à San Pol près de Gerona. J’adore mes sœurs. Basse saison, pas de monde, juste le bruit de la mer et du vent et beaucoup de soleil. Je n’ai fait que lire à côté de la piscine et pour ne pas trop culpabiliser des petites promenades. En juillet je suis allée dans les Ardennes. La province de Namur est la plus belle province de la Belgique et en été c’est presque paradisiaque. Surtout là où je vais toujours, à Bioul, dans le fin fond d’une vallée. De longues promenades avec le chien d’amis et de longues siestes le nez dans l’herbe. En août j’ai pris des vacances à Anvers pour refaire un peu de peinture (pas les murs, mais des toiles ..) et de la photographie. Je me suis bien amusée, mais je n’ai rien terminé. Maybe at 60 .. La semaine prochaine j’ai encore congé et je vais dans les Ardennes, cette fois-ci à Spa. La province de Liège est presque la plus belle province de la Belgique ..
(Projet remis à l’année prochaine : grand voyage hors Europe).
Comme vous lisez, - si vous lisez encore -, rien de spécial à raconter donc. Sauf ..
Début septembre, je me suis retrouvée à l’hôpital. Côtes cassées et pneumothorax. Je m’en suis très bien sortie pourtant. Car je suis tombée de l’appui de fenêtre dans mon salon et en perdant l’équilibre j’ai vite fait un choix : tomber par la vitre du premier étage ou tourner vers l’intérieur. C’est presque fini maintenant, je n’ai plus mal, je sais à nouveau rire ; il me reste une bosse sur une côte (côte à l’os, comme disais Thomas) en souvenir, c’est pas très sexy mais à mon .. non, je ne vais pas le dire.
Nous avons eu la visite de Suzanne à l’IMT hier et nous avons déjeuné ensemble chez le Biobakker. Elle est de retour de la Thailande et reste un peu en Belgique, espérant pouvoir repartir en 2008 avec Sebastien. Elle avait une mine resplendissante et nous a raconté sa mission avec plein de photos pour documenter le tout.
Je vous tiens au courant des petits dîners-maison d’Hilde et moi. Et dès que j’ai eu l’occasion de prendre des photos un peu marrantes de la nouvelle bande je ne manquerai pas de les partager avec vous.
Enfin, je ne fais que me répéter : vous nous manquez, merci de tous vos messages, merci des reportages photos qui nous font rêver. Et puis surtout : bon courage à vous tous, bonne continuation et belle vie, faites-vous une belle vie !
Gros becs, et bizzzzz,
Titania
(et toujours les bienvenus)
mardi 9 octobre 2007
Nabat
Salam,
Je suis super content de sentir toute cette quantité de bonne énergie en lisant vos récits. Félicitation à tous pour vos parcours et pour tous les heureux évènements (j’oserais pas les citer de peur d’en oublier un ;)
Si je n’ai pas su écrire sur ce blog avant, c’est parce que, comme vous le savez sûrement, je reviens de 6 mois d’Ethiopie en région Somali, zone de confit ou les conditions sécu n’ont fait qu’empirer depuis notre ouverture de base. L’embargo de l’armée sur la région a particulièrement ralenti le programme. Il était très difficile d’acheminer les médocs et le matos sur le terrain du coups, on a mis le paquet sur les formations, sensibilisations, organisation de l’hôpital (qui avait quelques médocs), etc. Malgré qu’on ai du revoir nos objectifs à la baisse, ça a quand même été une magnifique première expérience.
Quand je repense à ce « trou de cul du monde » que la plus part des expats n’aimaient pas, je ne peux m’empêcher d’avoir un petit pincement au cœur et un sourire aux lèvres. Je crois que j’ai laissé un petit bout de mon cœur au milieu de ces magnifiques plaines désertiques, près de ce peuple somali que tout le monde a oublié, près de ces pastoralists et de leurs chameaux, près de ces enfants qui jouent et rigolent le ventre vide, près du staff local, ma famille pendant 6 mois.
Sinon, mon activité depuis quelques semaines consiste principalement a préparer le « come back » de tropical runny noses prèvu pour 2010 (c’est ça non ?). Accessoirement, j’ai commencé mon assistanat de médecine générale dans une maison médicale très engagée politiquement et sur la même longueur d’onde que JPU.
Pour l’anecdote, je dois faire un travail de fin d’étude et ce sera sûrement sur les seuils en médecine générale avec Jeff !! se qui me permettra de revoir Hilde et Titiana (et aussi Jeff ;)
Voila pour les nouvelles. Je vous mets qq photos en prime. Merci pour les good vibes du post grade. Vous êtes trop bons.
Nabat (paix)
lundi 10 septembre 2007
1 an déjà...

Voilà un an déjà que nous mettions les pieds à Anvers, ville flamande. 11 septembre 2006 vers 9h00 du matin, en compagnie d'Orsola, je croise Ingrid, Coco et Fabrice. Ensuite, ce sera la rencontre avec chacun d'entre vous. Qui ne se rappelle pas l'activité de l'après-midi avec les objets qui nous représentent...Moi, je me souviens de l'humour de Luca et de Thomas, de la folie de Didier pour la thématique des vendredis, du sourire contagieux de Sylvaine et d'Alba, de la spontanéité de Suzanne, de l'originalité de David, de la fraîcheur de Coco...pour ne nommer que ceux-là (il n'y a pas assez de place pour tous vous nommer!). La vie a suivi son cours depuis 1 an, mais je profite de notre premier anniversaire pour vous dire que j'apprécie chaque message que je lis à travers cette formidable gazette. Ca m'a permis de voyager à travers vous et de partager vos petits bonheurs ainsi que vos moments plus difficiles. C'est une grande richesse pour moi. De mon côté, je médite sur le moment et l'ONG avec qui je voudrais partir. D'ici là, je m'envolerai pour la Suisse à la fin octobre visiter une amie à Lausanne. J'espère bien avoir la chance de respirer un peu l'air du sud de la France et de l'Italie. En espérant vous revoir tous lors d'une future réunion des anciens tropicalistes de l'année 2006-2007...on fait ça en Europe...ou en Amérique!?
Je souffle des bisous à chacun d'entre vous!
Joyeux anniversaire la gang!
Mélissa:)
jeudi 6 septembre 2007
Bravo Tango à l'écoute
il était longtemps que je ne t’ai plus écrit, heureusement mon dernier message est bien arrivé. Mais il était encore plus long que je ne pourrait pas vous lire, quelle plaisir pour rentrer dans le monde internet maintenant et vous trouver tous là. Clothilde, ta dernière lettre était touchant. Si tu veux savoir si la vie continue en RCA, oui. La situation reste encore toujours difficile : on a repris les cliniques mobiles sur quelques axes, mais pour prouver que c’était encore toujours la RCA, hier notre Coordinateur Général sur son visite au terrain et 2 autres collègues ont été volés tout par des coupeurs de route.
Je suis venu il y a trois mois pour faire des cliniques mobiles, mais à cause d’une permutation moi je suis resté dans l’hôpital de Batangafo, où j’ai déjà fait 10 semaines, le dernier temps comme seule médecin expat. Parfois c’est beaucoup de responsabilité pour quelqu’un avec un CV de deux pages : santé personnel, formations, décisions cliniques,…on apprend vite, mais on fait aussi des fautes. Heureusement je fait parti d’une très bonne équipe qui peut me corriger et vice versa.
Comme dit avant, j’ai déjà rencontré chaque chapitre du cours tropicale : morsure de serpents ou rage, palu ou pneumonie, filariose ou hépatite, lèpre ou paralysie flasque, coqueluche ou rougeole, schistosomes ou onchocercose, tuberculose ou malnutrition. Mais trypano, ça devient notre spécialité : avec permanent une vingtaine de patients stade II hospitalisés, et des cas speciaux : femme en grossesse : traiter ou non ? Bébé de 7 kg : traiter ou non ? Malnourri de 5 kg : traiter ou non ? On cherche la réponse chez les experts, c-à-d en Anvers. Et si je me manque de l’institut, je peux toujours aller au laboratoire pour voire les boîtes avec les testes CATT tenant le logo si familier.
Et il y a toujours et partout le phantôme Sida : on ne le voit pas (parce qu’on teste pas car on ne traite pas), mais c’est partout. Dans la pédiatrie, dans la maternité, ceux qui viennent pour mourir, ceux qui viennent pour donner le sang, et chez le personnel aussi. Il n’y a pas une semaine qui passe sans qu’il y a un membre qui perd un frère, une épouse, un enfant : pas toujours le phantôme, mais souvent. Et cette semaine j’ai perdu un bon collègue et un grand ami, infirmier-consultant pour MSF à l’hôpital et alors patient à moi. Sarcome de Kaposi avancé, ou Sarkozy, comme disais par erreur notre chirurgien. Je lui ai dû laisser partir, à Bangui, et plus loin…
Mais les bonnes nouvelles c’est qu’il y a le volley et le foot chaque semaine pour se détendre, alors après une courte mais bonne semaine de vacances, je suis prêt à revoir mes patients et tous les autres habitants de l’hôpital : les chiens, les cochons de médecine, le coq de pédiatrie, les bœufs de consultation externe, les cabris du laboratoire.
bon travail à tous et toutes,
Paul
ps: photos-> http://afrikacentraal.blogspot.com
ps2: désolé pour les anglophones, mais après quatre mois de français avec un peu d'espagnol, c'est le plus logique, et votre sango n'est pas encore ça, non?
dimanche 26 août 2007
Bénin
Après quelques mois de recherche, j’ai enfin trouvé un boulot !!!! Oui oui oui youpie !!!! Donc voilà, je vais partir avec l’APEFE (association pour la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger) pendant 15 mois au Bénin, à Cotonou, à partir du 10 septembre.
Ma mission sera de renforcer le service national de transfusion sanguine dans sa démarche qualité, c’est-à-dire que je dois aider les béninois à terminer leur manuel de qualité, les procédures et mode opératoire, et puis, les implanter dans les différents centre de transfusion du Bénin (cad 7 centres départementaux +47 centres périphériques). Je devrais également superviser les formations des formateurs du personnel et des recruteurs de donneurs (heuuu ça va tu suits ????), faire des audits, les aider à formuler des projets, chercher des bailleurs de fond et gérer les budgets. Et enfin faire un site internet sur la transfusion mais ils ne savent pas encore ce qu’ils veulent y mettrent, pour qui ils veulent le faire, pourquoi, comment, qui que quoi donc est-ce !!!!!!!! Donc plein de choses, y a plus qu’à savoir faire tout ça en moins d’un mois avec un stage de 2 semaines à la croix-Rouge !!! oufti !!!
Je viens de terminer le stage,ça été mais maintenant faut laisser un petit peu décanter toutes ces infos pour s’y retrouver et faire le tri parce que j’ai rencontré beaucoup de gens avec chacun leur spécialité et donc un amas d’info pas forcément utile pour moi (genre des heures à me montrer comment fonctionne leur nouveau logiciel machin bidule bazar que je n’aurai de toute manière pas la bas).
Mais qu’est-ce donc l’APEFE vous demandez-vous, et bien c’est une association qui fait partie de la communauté française et de la région wallonne, qui au départ envoyait des enseignants à l’étranger. Maintenant leur d’activité s’est agrandie et ils travaillent dans les secteurs de l’éducation et la formation (évidemment), la santé, l’agriculture, la liberté de la presse, les industries manufacturières, assainissement et distribution d’eau.
Là bas je vais vivre dans un appart à 200 mètres du centre de transfusion (à mon avis ils ont déjà remarqué que j’arrivais souvent en retard, là je n’aurai plus l’excuse du bus qui n’ai pas passé ;-) et les 6 premières semaines une autre expat vient habiter chez moi parce que ca serait bete de louer un appart pour 6 semaines seulement et puis j’ai 2 chambres . D’ailleurs si quelqu’un veut venir me dire bonjour il n’y a pas de prob y a de la place. Sinon on m’a dit que Cotonou était une ville très laide et très polluée, et d’habitude les expat habite en périh à la plage mais vu que je n’ai pas de permis de conduire ils m’ont pris un appart en ville. Pas grave, je pourrai sortir tous les soirs en ville, les autres ils vont s’enmerder sur leur plage tout seul ;-)
En attendant mon départ, j’organise une petite fête le samedi 1er septembre à partir de 19 heure. Chacun apporte du fromage qui commence par la première lettre de votre prénom et du vin (je suis une sale recopieuse thomas ;-)ou ce que vous voulez !!! l’adresse c’est : chaussée de Bruxelles, 542, 6210 Frasnes-Lez-Gosselies. Il n’y a pas de problème pour ceux qui veulent loger sur place.
Pour ceux qui viennent de :
- Bruxelles : prendre l’autoroute vers Charleroi et vous sortez à Luttre /Pont-À-Celles vous prenez à gauche puis c’est toujours tout droit vous aller arriver à un T (+- 1 km) et là c’est à gauche (longue route bordée d’arbres et de champs) à la fin de cette route vous arriverez à un petit rond point c’est la première sortie, elle va jusqu’à la chaussée de Bruxelles et enfin au feux à gauche.
- Liège : prendre l’autoroute direction Namur puis Charleroi et sortir à genappe, puis toujours tout droit (c’est déjà la chaussée de Bruxelles) au rond point prenez la dernière sortie pus toujours tout jusque chez moi !
- Train : ben téléphonez et je viens vous chercher. Il faut aller jusqu’à la gare de Luttre.
N.B : J’habite quasi en face du delhaize, et attention mon entrée est une entrée de garage avec un petit passage en pavé devant !!!! si vous ne trouvez pas téléphoner moi (0499/40.91.82)!
J’espère tous vous voir où que vous soyez, quelque soit la distance, les imprévus et les prévus, votre situation familiale, amicale, professionnelle, vos tabous, vos débuts…….. bon bref je m’égare, Venez !!!! Dites moi si vous venez ou pas.
A tout bientôt,
Bisous
Caro
jeudi 23 août 2007
mercredi 22 août 2007
dimanche 19 août 2007
Le roi Léon dans la savane congolaise
Bonjour tout le monde.
Je profite de cette soirée pour déballer un peu le début de cette petite aventure au Congo..
Au début pas de problèmes, on fait le checking des bagages la veille du décolage, le lendemain on fait enregistrer le sac à dos où on attend autant de temps que la veille à se demander si cela vallait la peine de venir la veille.
Le vol est sympa, se passe sans encombre. Arrivé à Kin, on descend de l'avion pour se retrouver sur la piste à se demander où il faut aller. Après 5 minutes de recherche, je trouve enfin le local d'attente pour Lubumbashi où il faut encore patienter 2h00. L'avion décolle, on arrive à l'aéroport et là, bardaf, on se redemande où il faut aller...Mais avec un peu de jugeote, on se dit qu'on va simplement se diriger vers les batiments au petit bonheur la chance et qu'il y aura bien qqun qui m'attendra et ce fut le cas, bingo...Je monte dans une super jeep tout terrain pour arriver à l'hotel à 2h00 du mat et me faire dire qu'il n'y a pas de reservations à mon nom. Le chauffeur utilise mon gsm pour arranger les bidons et je me retrouve au centre ville dans un hotel à 180 dollars la nuit ( se font pas chier certains congolais...). Le chauffeur me dit qu'il viendra me prendre le lendemain à 8h00. Du coup, je me lève pour 8h00...J'avais oublié que j'étais en Afrique...1h30 de retard le gars, j'aurai pu encore dormir, mais j'en ai profité pour me ballader un peu dans la ville et discuter avec les marchands de tapis.
On me conduit finalement au centre communautaire de santé, me font visiter les lieux, rencontre tout le personnel et le medecin chef (un vieux de la vieille qui a pas l'air de trop rigoler, enfin on verra). Je rentre dans la salle de radio et je vois une phlébographie (un truc pour voir les veines...), j'en crois pas mes yeux..En trois ans de pratiques de medecine générale, je n'ai jamais demandé cette examen et là paf je tombe la dessus. Une salle d'op correct et qui pourrait être utilisé mais n'ont pas de salle de réveil ni de lieux de réa si problème du coup cette salle d'op est inutilisé, va falloir arranger cela...
L'après-midi, on va visiter les PMT (poste de medecine du travail) dans les mines et m'expliquer leur fonctionnement ainsi que le système de transfert et de contre transfert (merdi JP, pour ceux qui le connaissent) et tout le bataclan d'un système de santé publique. En ayant discuté avec le médecin qui m'accompagnait, ca pourrait être très sympa d'améliorer le système pour le HIV en collaboration avec le public et pour d'autres problèmes de santé également.
Mais avec tout cela, je n'ai pas encore dit que ma valise n'était pas encore arrivé à Lubumbashi et donc, je n'ai rien à me mettre mais rien de rien...Et elle risque d'arriver seulement dans 2 jours. Alors aj, j'ai acheté une brosse à dent et un dentifrice et pas encore de vêtements vu que je pensais encore naivement que ma valise aurait pu arriver ce jour mais nous sommes au Congo et on pense différement ici et on vit les choses de manière différentes. J'ai donc décidé de laisser reposer mon calecon ce soir et de ne mettre que le pantalon...J'irai acheter un boubou demain.
Au programme des jours suivants, ce sera la visite des autres PMT et dispensaire et de parler de la réorganisation des urgences du centre communautaire.
Sinon, l'odeur est l'odeur typique d'Afrique, les gens sont très sympas à pouvoir discuter de tout. J'ai même eu une discussion philosophique sur l'Europe et ses richesses.
Je vous embrasse bien tous et à bientot
Léon
----
Update 19.08.2007
La suite de l'aventure africaine continue. Après avoir négocié ferme des chaussettes et des calecons au marché, ma valise est enfin arrivé, youpie !
Je continue a observer l'organisation du centre de santé et des PMT. Je parle énormément avec un médecin du centre qui aime la santé publique et on élabore des projets autour d'une bonne Simba, je rencontrerai le responsable de la santé publique de Lubumbashi et parler de la possibilité de redynamiser les contacts entre le privé et le public et pourquoi pas, relancer une bonne organisation des dispensaires en zone urbaine car MSF ou medicus mundi ont des actions plus rural ou se sont retirés de la zone urbaine à cause de la corruption...eh oui, elle est partout...
Sinon, je vais voir aussi les villages, discuter avec la populace, boire des bières au mais, manger du buffle, aller à la kermesse du coin et en ressortir les tympans explosés et à coté de cela jouer au beau monde autour d'une piscine chez les riches expats. Le tout est assez enrichissant, ca me permet de me faire une idée globale de la vie d'ici.
A propos de corruption, les policiers n'ont pas eu mieux à faire que d'ennuyer un pauvre chinois en maillot de bain au bord du lac et lui demander ses papiers...Cela s'est terminé autour d'une bonne biere avec le commissaire et ses sbires derrière lui, pas con le mec, il a su bien négocier ses papiers!
Léon
mercredi 15 août 2007
Yo Men, Yemen!!!!!!!!!!!!!
Mais non, ne prenez pas peur!!!C’est vrai que pr une invitation à la découverte de mon aventure c’est un peu rude… mais voilà que cette photo relate bien mon quotidien : un monde un peu trop noir, un monde où St Exupery dirait que l’essentiel est invisible pr les yeux. Un pays ds lequel travailler ds l’humanitaire peut faire peur et en dégoûter plus d’un… un pays ou les bailleurs se font rares tellement les budgets sont mangés à une vitesse grand V par des dirigistes corrompus, un pays ou les expats démissionnent à tour de bras tellement ils s’essoufflent tant il faut batailler sans relâche pr très peu d’efficience et de durabilité.
Voilà bientôt 6 mois que je suis en train de rouler ma bosse et que gentiment je commence enfin à cerner la complexité d’intervention de ce pays qui est plus que jamais sous le signe de la corruption. Comment vous résumer 6 mois de mission, alors que je suis confrontée tous les jours à d’innombrables soucis ???
Le plus simple est de vous dire que ce que je vis quotidiennement c’est notre cours de santé publique ds ses moindres détails… toutes ces anecdotes que Maitre Unger nous racontait ceux sont actuellement les miennes, à ma sauce évidemment. Voila que nous intervenons ds un système de santé déjà existant, bien pensé mais pas efficient du tout par manque de ressources financières car « bouffées » par les ministères ; notre objectif est d’améliorer l’accessibilité aux soins de santé primaires des populations vulnérables ( enfant de moins de 5 ans et mères) sur deux districts ( photo ci- dessous: al marawa district)
Avec ma tête de petite adolescente, devoir s’imposer ainsi et avoir du répondant, être crédible et inspirer confiance est une tache à laquelle je ne pensais pas pouvoir répondre. Cependant, je n’ai pas le choix et avec le temps on apprend : on se plante, on doute, on pleure, on pense à démissionner puis on se relève et on continue…
Se retrouver après seulement une année d’expérience de terrain à la tête d’une mission, devoir penser dans les moindres détails toutes les activités et donner naissances aux programmes médicaux est vraiment une tache ardue, stressante.
Devoir pondre des proposals sur des projets de 3 ans, rédiger les budgets, les activités médicales est un exercice cauchemardesque. Se rendre compte que de tels projets reposent sur nos épaules uniquement et que nous n’avons pas le droit à l’erreur représente une responsabilité difficile à gérer.
S’il est une chose que je dois ajouter, je pense profondément que Anvers fut la meilleure école que j’ai jamais eue et que grâce à elle, j’ai eu les clefs en main pr monter cette mission. Cette formation m’a donné les éléments de réflexions essentiels quand au mode d’intervention ds un pays tel que le Yemen et les autres à venir, et j’en suis extrêmement redevable.
Donc, finalement voilà presque 6 mois que je suis là, fidèle au poste, me dévouant plus que jamais à cette mission, mettant de côté ma vie extra professionnelle ( car oui, je ne fais que ça jour et nuit… )… je ne sais pas ce qui me permet de continuer à un tel rythme effréné. Peut-être le fait de voir courir les patients au centre de santé quand ils voient notre voiture arriver ?? ou alors de voir le staff des centres motivé par le soutient qu’on leur donne, de voir cette petite lueur ds leurs yeux, cette lueur qui leur donne l’énergie et la motivation de reprendre leur centre en main ??? ou simplement le fait de savoir pourquoi je me lève le matin, toujours si idéaliste et ayant l’impression que je peux changer le monde rien qu’avec une petite goutte de rien du tout ???
Malgré toutes les difficultés de cette mission, je sais que je reste passionnée plus que jamais par ce que je fais, que je pratique la médecine dont j’ai toujours rêvé.
Il est clair qu’à ce jour, je suis usée, éreintée physiquement et psychologiquement… un break m’attend sous peu, mais je peux déjà vous dire que je compte bien remettre mes pieds ds cette spirale infernale. Comment abandonner ce bébé que j’ai monté de A à Z ??? Je crois que seuls les manques de fonds feront que je délaisserais cette mission, car finalement je commence à avoir le Yemen ds la peau et que je ne me vois pas le quitter d’aussi tôt …
Pr vous dire je me suis mise au cours d’arabe !!!!!
Voilà mes premiers chefs d’œuvre !!!!! ( à gauche sur la tableau, juste au dessus du visage : medical needs for al samal et au dessus de la ligne horizontale: mon prénom!!!)

Sur ce je vous souhaite à tous une bonne route, ici ou ailleurs !!! Moi je rentre en break le mois de septembre !!!! Retours aux sources bien mérité !!!
Asta luego cheese and wine, soirée techno jusqu’à pas d’heure, socialisation, ballade en forêt, liberté, décolleté … la joie d’être femme et de pouvoir l’exhiber !!!!!
See you antwerpen family !!!!!!!!!
Babeth























