lundi 9 juillet 2007

La dangereuse et difficile vie de Kabul - The dangerous and hard life in Kabul

Vous vous en doutez, nous vivons des évènements très durs ici. La preuve en images.
Tout d'abord nous affrontons des intempéries qui mettent régulièrement les égouts de la ville et les nerfs de leurs habitants à l'épreuve . Il faut dire que quand il drache à Kabul, c'est pas juste pour arroser les plantes.

You can imagine how life is difficult here. Those pictures will prove it.
First, we have to face heavy rain that challenge drains of the city and nerves of the inhabitants. Let's say that it do not only water s plants.


Alors après, il y a de l'eau partout dans les rues, ce qui modifie profondément les activités en cours. Ici, vous pouvez voir les employés du bureau de l'AMI qui sont obligés de faire des bateaux en papier pour faire suivre le courrier. Sans déconner, c'est un peu pénible parce qu'on ne circule pas aussi facilement que d'habitude, que ça a tendance à interrompre l'approvisionnement électrique et que, disons-le, les égouts qui débordent, ça pue, mais ça reste de l'ordre du vivable; rien à voir avec ce que les habitants de l'est du pays et du Pakistan ont connu ces dernières semaines. Et puis, pour l'instant il fait plutôt douf (comme on dit chez nous)!

Thereafter, water invades streets and modifies deeply our activities. You can see here AMI office's employees obliged to make paper boats to send mail. I'm joking, but it's quite boring because it impedes travelling by car, because it cuts down electric supply and because overflow of drains stinks, but we can cope with; no comparison with what people in the east of Afghanistan and in Pakistan faced last weeks. And now, the sun is shining a little bit too much...


Ensuite, on ne se rend pas compte comment faire du football, ça peut être dangereux. A côté de ça, les kamikazes ont l'air d'animateurs de rue. Vendredi dernier, je me suis mangé la barre transversale des buts en plein crâne. Résultat: une visite à l'hôpital du coin, comme patient cette fois, et 5 points de suture. Pas triste: le bonhomme voulait me perfuser sous prétexte que j'avais perdu du sang. "C'est n'importe quoi!", lui dis-je, "Vous n'avez même pas pris ma tension." -"C'est vrai, vous avez raison.", dis-t'y l'autre. Il a quand même réussi, malgré mes arguments démontrant que c'était irrationnel, à me faire une prescription pour un CT-scan et de l'Augmentin. Je n'ai suivi ni l'une ni l'autre. Ici, plus encore qu'ailleurs, les médecins font de mauvais patients!
Alors le lendemain, pour me consoler –et surtout parce que ça faisait une semaine qu'on y pensait-, Annabel (ma collègue "santé communautaire") et moi, on s'est fabriqué des hamacs dans la cour de la guest house. Trop dure la vie à Kabul!!

Moreover, you cannot imagine how football is dangerous. Compared to that, suicide bombers look like pompom girls. On last Friday, I hit the goal bar with my head. As a result, I visited the nearest hospital, for the first time as a patient, and they stitched me. A great story: the guy wanted to give me fluids just because I lost blood. "Are you nuts?", I said, "You didn't even measured my blood pressure."-"You're reason.", said simply the guy. He also insisted, despite my arguments demonstrating that it was useless, for prescribing me a CT-scan and amoxi-clav. I didn't do nor the CT, neither I took antibiotics. Here, more than elsewhere, MDs are bad patients!
So, the day after, to wipe my tears –and mostly because we wanted to do it since a week-, Annabel (my "community based health care" colleague) and I made hammocks in the garden of the guest house. How hard, life in Kabul!!!

Enfin, on s'est fait un de ces we pas piqués des hannetons dans la province de Bamyan, vous savez là ou les talebs ont explosé, en 2001, des bouddhas millénaires taillés dans la falaise. Et bien, à défaut de pouvoir offrir à la vue des touristes ces fameuses statues –qui sont en reconstruction-, la province offre bien d'autres beautés, naturelles. On passe sans transition de paysages lunaires aux causses du Larzac, à une vallée alpine, aux canyons américains, en passant par d'autres profils géographiques qui n'existent peut-être que là et qui dans tous les cas vous coupent le souffle, jusqu'à -splendeur parmi les splendeurs- la vallée de Bandyamir, suspendue dans des plateaux à 3000m d'altitude et qui recèle en son val une succession de lacs d'un bleu turquoise qu'on croirait surgis d'un lagon polynésien. Une belle photo valant mieux qu'un bête discours, je vous laisse admirer:


Last but not least, we have left last week-end to Bamyan province, the place where talebans bombed in 2001 millenary-aged Buddha's sculpted in the cliff. Of course we couldn't admire those buddha's –even if there are being rebuild- but the nature of the province has other splendours to show to tourists. You go from moon-like landscapes to Larzac-shaped ones, to a Swiss valley, or to American canyons, crossing through other weird but always breathtaking panoramas, until the eighth wonder of the world: the Bandyamir valley, located at 3000m of altitude and in which you find deep blue lakes looking like lagoons! Enjoy the sight:


Je vous embrasse tous bien fort –et surtout Clo qui est maintenant rentrée à Paris et doit retomber bien durement sur la réalité. Bizzzzzzzzzzzz

Free hugs to everyone of you.

Thomas

6 commentaires:

gazette a dit…

Toujours un plaisir de te lire Thomas! Continue à nous partager tout ça avec nous.
Merci,
Mélissa:)

gazette a dit…

C'est toujours un plaisir de voir ton torse mon bon gaillard!
Ca c'est de la médecine, mais moi je pense que j'aurais mis une sonde urinaire en plus, ce sont les guidelines en cas de trauma tout de même..., et peut-être un toucher au cas où t'aurais avalé le poteau dans la chute.

Did

Asia a dit…

salut mon bô!
ben tu vois que tu as pris de belles couleurs!
biz

Luca Giovannini a dit…

Thomas, Thomas...le football n'est pas pour n'importe qui!!! Bon, il faudrais essayer le badminton ou le poker (surement moins dangereux).
Toi, cabron, tu vas me manquer le jour de la fête de mon mariage...ciao

Luca

Clotilde a dit…

On veut plus de photos!!!
Merci pour ton assiduité dans ces pages c'est un plaisir de lire la vie quotidienne de Thom Thom à Kaboul! Cependant nous sommes plusieurs depuis nos canapés européens (comme tu disais j'ai retrouvé la dure réalité des soldes à Paris et bientot des vacances en Italie) à nous dire dans nos barbes que notre petit Kabouli préféré ne nous parle pas trop de travail.... Mais que fais tu de tes journées? comment ca s'organise? et tout et tout. On brûle tous d'impatience de savoir à quoi ressemble ta mission!
et surtout prends bien soin de toi.
des bises.
Clotilde.

gazette a dit…

Ah,, le plasir de te lire, Thomas. It always makes my day!
Titania